LES SAINTS

Si tu savais le don de Dieu ! Il
est une créature qui connut ce don de Dieu, qui n'en perdit pas une parcelle,
une créature qui fut si pure, si lumineuse qu'elle semble être la lumière
elle-même; une créature dont la vie fut si simple, si perdue en Dieu que l'on
ne peut presque rien en dire, c'est
Parce qu'il a regardé la bassesse de sa servante, désormais toutes les générations
m'appelleront bienheureuse !... Le Père, se penchant vers cette créature si
belle, si ignorante de sa beauté, voulut qu'elle fût dans le temps
Marie, son âme est si simple, les mouvements en sont si profonds que l'on ne
peut les surprendre ; elle semble reproduire sur la terre cette vie qui est
celle de l'Etre divin, l'Etre simple. Aussi, est-elle si transparente, si
lumineuse, qu'on la prendrait pour la lumière. Pourtant elle n'est que "
miroir du Soleil de justice. Plus qu'aucune autre sainte, elle me semble imitable,
sa vie était si simple !
Rien qu'à la regarder, je me sens apaisée.
"
Il me semble que l'on peut dire que nul n'a pénétré le mystère du Christ en sa
profondeur, si ce n'est
Cette Mère de grâce va former mon
âme, afin que sa petite enfant soit une image vivante, saisissante de son
premier-né, le Fils de l'Eternel, celui-là qui fut la parfaite louange de la
gloire de son Père.
de Sœur Elisabeth de

"C'était un juste"
selon l'évangile de saint Matthieu, chapitre 1, verset 19.
Les évangélistes ne
nous ont conservé aucune parole de ce "juste",
le charpentier de Nazareth en Galilée, fiancé de Marie, Mère de Dieu, époux aussi discret
que fidèle et chaste. Père nourricier et éducateur de Dieu le Fils, devenu
homme parmi les hommes de ce village, il le fait tout simplement.
L'ange lui avait dit: "Ne crains pas de prendre chez toi, Marie, ton
épouse." et Joseph prit chez lui Marie son épouse.
L'ange lui avait dit : "Lève-toi, prends l'enfant et sa mère" et
Joseph se leva, prit l'enfant et sa mère et s'enfuit en Egypte.
Il est un vrai fils d'Abraham: il croit et fait ce que Dieu lui dit. Lorsque
Jésus disparaît pendant trois jours lors du pèlerinage à Jérusalem, Joseph
accompagne la quête de Marie: "Ton père et moi nous te cherchions."
Et Jésus, redescend à Nazareth, soumis à celui qui, sur terre, a autorité
paternelle sur lui. Dieu savait à qui il confiait son Fils unique et sa Mère, à
celui qui était l'homme le plus capable au monde d'être la parfaite image du
Père .
Les Orientaux honorent saint Joseph depuis toujours. Les Latins l'ont méconnu longtemps.

SAINTS MICHEL, GABRIEL et RAPHAËL Archanges
Dans
Les Archanges, Michel,
Gabriel et Raphaël y ont une place toute spéciale. Ces amis de Dieu ont chacun
un secret particulier à nous transmettre de la part de Celui qu’ils louent et
adorent…
Si Dieu a créé les
anges pour qu’ils le glorifient en l’adorant, Il nous les envoie par amour pour
nous aider et nous conduire à Dieu…
Mikaël ou Michel : veut dire : « qui est comme
Dieu » Saint Michel est le chef des anges. Il veille sur le peuple de Dieu
au moment des luttes et combat victorieusement l’armée du Dragon (dans
l’Apocalypse). Saint Michel nous apporte un message de paix et d’espérance.
Nous prions saint
Michel, défends-nous dans le
combat contre le mal et protège-nous…
L’Archange Gabriel : le messager de
Saint Gabriel, rends-nous
attentifs à la présence de Dieu et à sa
Parole.
L’Archange Raphaël : c’est « l’ange du
secours ». C’est lui qui guide Tobie à la manière d’un véritable « frère » et lui apprend
à ne pas avoir peur des forces mauvaises.
Saint Raphaël, garde-nous et apporte-nous la guérison de nos âmes.

Saint PIERRE Pape (1 er) et Saint PAUL Apôtre (1er s.)
Saint Pierre et Saint Paul On ne peut les séparer.
Ils sont les deux piliers de l'Eglise et jamais
L'Eglise romaine, c'est l'Eglise de Pierre et de Paul, l'Eglise des témoins directs qui ont partagé la vie du Seigneur.
Pierre était galiléen, reconnu par son accent, pécheur installé à Capharnaüm au bord du lac de Tibériade.
Paul était un juif de la diaspora, de Tarse en Asie Mineure, mais pharisien et, ce qui est le plus original, citoyen romain. Tous deux verront leur vie bouleversée par l'irruption d'un homme qui leur dit "Suis-moi. Tu t'appeleras Pierre." ou "Saul, pourquoi me persécutes-tu ?"
Simon, devenu Pierre, laisse ses filets et sa femme pour suivre le rabbi.
Saul, devenu Paul, se met à la disposition des apôtres.
Pierre reçoit de l'Esprit-Saint la révélation du mystère caché depuis la fondation du monde: "Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant."
Paul, ravi jusqu'au ciel, entend des paroles qu'il n'est pas possible de redire avec des paroles humaines.
Pierre renie quand son maître est arrêté, mais il revient: "Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t'aime."
Paul, persécuteur des premiers chrétiens, se donne au Christ: "Ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi."
Pierre reçoit la charge de paître le troupeau de l'Eglise: "Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise."
Paul devient l'apôtre des païens. Pour le Maître, Pierre mourra crucifié et Paul décapité.
En un seul jour, nous fêtons la passion des deux Apôtres, mais ces deux ne font qu’un.
Pierre a précédé, Paul a suivi.
Aimons donc leur foi, leur existence, leurs travaux, leurs souffrances !

Basilique Saint Pierre à Rome (lieu du tombeau de saint Pierre)

SAINT IRENEE
Evêque de Lyon, Martyrisé vers l'an 202.
le 28 juin

Classé parmi les Pères grecs, Saint Irénée est né en Asie Mineure
entre 120 et 140.
On ne sait pas exactement comment ni quand il est mort.
Il a connu l'évêque Polycarpe qui
était lui même disciple de Jean l'évangéliste
. Il est venu en Gaule prêcher la foi catholique et il fut ordonné par
saint Pothin, évêque de l'Église de Lyon. Bon évêque et soucieux d'unité, il a
suivi les chrétiens de Lyon dans leur martyre.
Irénée était un homme d'une culture remarquable, mais son style est d'un abord
facile. Il s'est fait le défenseur de l'Eglise contre de dangereuses hérésies.
Irénée est surtout connu pour son livre intitulé "contre les
hérésies". Son contact avec les disciples des premiers temps lui permet
d'affirmer face aux hérétiques combien son enseignement, en communion avec les
autres évêques, descend en droite ligne de la tradition des apôtres.
Son combat contre les Gnostiques
de la secte de Ptolémée (disciple de Valentin), et ceux de la secte menée par
Marcion, reste donc sa plus grande oeuvre.
Pour lui, Jésus-Christ récapitule toutes choses. En s'incarnant, le Verbe
assume l'homme tout entier. Le Verbe communique la vie éternelle à la nature
humaine.
Pour confondre les mythes gnostiques, il propose sa doctrine de
Il démontre aussi dans sa doctrine de
Réagissant contre ceux qui veulent opposer le Dieu de l'Ancien Testament avec
le Dieu du Nouveau Testament, il montre comment l'Esprit-Saint, par la grâce,
rend à l'homme la ressemblance perdue avec Dieu.
Il est le grand théologien de
Il nous a laissé de très beaux textes comme celui du potier que nous vous
proposons. Et qui ne connaît pas la fameuse phrase:
"
Le potier :
Ce n'est pas toi qui fais Dieu,
Mais Dieu qui te fait.
Si donc tu es l'ouvrage de Dieu
Attends la main de l'Artiste,
Qui fait tout en temps opportun
Par rapport à toi qui es façonné.
Présente lui un coeur souple et meuble,
Et conserve la forme que l'Artiste t'a donnée ;
Tu possèdes en toi l'eau (l'Esprit)
Sans laquelle, en te durcissant,
Tu perds l'empreinte de ses doigts.
En gardant cette conformité,
Tu monteras jusqu'à la perfection,
Car l'art de Dieu dissimulera en toi la glaise.
SAINT IRENEE DE LYON

Cathédrale saint Jean Baptiste à Lyon
SAINT FRANCOIS D' ASSISE
le 4 octobre 2006

François vit d'abord une jeunesse folle. Participant à la guerre entre Assise et Pérouse, il est fait prisonnier. Plus tard, parti pour une autre guerre, il entend une voix lui dire :" Pourquoi sers-tu le serviteur et non le maître ?" C'est pour lui le début d'une nouvelle existence.
Rentrée à Assise, "le roi de la jeunesse" se tourne vers les pauvres et les lépreux. Il a 24 ans. Dans la chapelle de Saint Damien, il entend le grand crucifix lui dire :" Répare ma maison qui, tu le vois, tombe en ruines." Le voilà transformé en maçon. Pour réparer la chapelle, il dépense l'argent de son père qui l'assigne devant l'évêque. Il se dépouille alors de tous ses vêtements en déclarant qu'il n'a d'autre père que celui qui est aux cieux.
Un matin, il entend l'évangile de l'envoi en mission des disciples. Appliquant
l'Evangile à la lettre, il parcourt la campagne, pieds nus et une corde pour
ceinture, en annonçant :"Que le Seigneur vous donne sa paix." Des
compagnons lui viennent et il leur rédige une Règle faite de passages
d'Evangile. Quand ils seront douze, ils iront à Rome la faire approuver par le
Pape Innocent III.
Parallèlement, Claire Favarone devient la première clarisse.
Pour les laïcs, il fonde un troisième Ordre, appelé aujourd'hui "
A son retour, il trouve l'Ordre en grandes difficultés d'unité. Il rédige une nouvelle Règle et se retire, épuisé, sur le mont Alverne où il reçoit les stigmates du Christ en croix. Il connaît ainsi dans son coeur l'infini de l'amour du Christ donnant sa vie pour les hommes.
En 1226, au milieu de très grandes souffrances, il compose son "Cantique des Cantiques" et le 3 octobre, "nu, sur la terre nue", il accueille "notre soeur la mort corporelle.

"Je veux être une sainte"
Thérèse, ardente adolescente est partie pour la
sainteté. Elle écrit à son père: "Je ferai ta gloire en devenant une
grande sainte".
Mais très vite, au Carmel, elle va se heurter à ses faiblesses et à son impuissance, lorsqu'elle se compare aux Saints. Ils lui apparaissent comme une montagne alors qu'elle n'est qu'un grain de sable. "Me grandir, c'est impossible", constate-t-elle, mais sans se décourager. Car si Dieu a mis en elle ces désirs de sainteté, c'est qu'il doit y avoir une route, une voie pour gravir "le rude escalier de la perfection".

"Jésus se plaît à me montrer l'unique chemin qui conduit à cette fournaise Divine, ce chemin c'est l'abandon du petit enfant qui s'endort sans crainte dans les bras de son Père." (Manuscrit B, 1 v°)
Thérèse
Martin est la cinquième et dernière fille d'une famille chrétienne où elle
grandit "entourée d'amour." Elle a 4 ans quand la mort de sa mère
introduit une brisure dans sa vie.
Deuxième drame qui ébranle Thérèse enfant : sa soeur Pauline puis sa soeur
Marie, qu'elle avait choisies successivement comme "petite
mère" entrent au Carmel. La nuit de Noël, par une grâce puissante,
elle retrouve le joyeux équilibre de son enfance et s'élance, dans "une
course de géant", vers le Dieu-Amour qui l'a saisie. Non sans démarche,
allant intrépidement jusqu'à Rome se jeter aux pieds du pape, elle obtient
d'entrer au Carmel à quinze ans, le 9 avril 1888.
Avec une fidélité héroïque, elle y poursuit sa route vers la sainteté. Le
Seigneur lui découvre peu à peu sa "petite voie" d'abandon et de
confiance audacieuse. Le 9 juin 1895, elle s'offre à l'amour miséricordieux de
Dieu.
Durant sa longue maladie; la tuberculose, elle est conformée au Christ, dans le
mystère de son agonie pour le salut des pécheurs qui n'ont pas la foi. Elle
meurt à 24 ans, promettant de faire tomber sur la terre "une pluie de
roses" et de passer son ciel à faire du bien sur la terre.
Quelques années plus tard, le récit de sa vie, écrit par obéissance, connaît un
succès populaire époustouflant et les témoignages de grâces obtenues
par son intercession affluent au monastère, si nombreux que le Pape parle d'un
"ouragan de gloire". Proclamée patronne des missions de
l'Eglise universelle et docteur de l'Eglise en 1997.
Je puis donc, malgré ma petitesse, aspirer à la sainteté. Me grandir, c’est
impossible, mais je veux chercher le moyen d’aller au ciel par une petite voie
bien droite, bien courte et toute nouvelle. Et j’ai lu : Si quelqu’un est tout
petit, qu’il vienne à moi. Alors, je suis venue.
Sainte
Thérèse - Histoire d’une âme.
"Le
Bon Dieu m'a donné un père et une mère plus dignes du Ciel que de la
terre"
Sainte Thérèse
de l'Enfant-Jésus (lettre
261 du 26 juillet 1897)
ses
Parents, Louis et Zélie
la famille Martin
Thérèse 3 ans (1876)
Thérèse 13ans
Thérèse 15 ans
Thérèse novice (1889)
Thérèse dans le rôle de Jeanne d'Arc
Thérèse
carmélite
sur son
lit de mort le 1er octobre 1897
"Je passerai mon ciel à faire du bien sur la terre."

Issu d'une famille aimante, Marcel Van en est séparée dès sa petite enfance, et connaît dès lors durant toute sa vie mépris, injustice, violence, faim. Au milieu de toutes ses brimades et difficultés, son âme reste protégée : il entretient des « dialogues intimes » avec Jésus, Marie et Thérèse de Lisieux. Bien que vietnamien, la cause en béatification de Michel Van a été introduite le 26 mars 1997 dans le diocèse de Belley-Ars.
Sa vie
Joachim Nguyen Tan Van naît le 15 mars 1928 à Ngam Giao,
petit village situé entre Hanoï et Haïphong dans le nord du Vietnam. Sa mère,
chrétienne, lui apprend très tôt à réciter des prières. L’enfance de Van est
heureuse : « Autour de moi, tout respirait la joie, tout reflétait la beauté,
surtout dans ma famille. Comment décrire toutes les douceurs de mon enfance et
tout l’amour de mes parents ? »
A 4 ans il montre un intérêt peu
commun pour la vie des Saints qu’on lui raconte, et le désir de les imiter. A 6
ans, c’est habité d’un grand désir de rencontre avec le Seigneur, qu’il prépare
sa première communion : « L’heure a sonné, la minute tant désirée est
arrivée. Je m’avance vers la table sainte, l’âme débordante de joie. Je ne
manque pas de rappeler sans cesse à Jésus de venir à moi sous la forme d’un tout
petit enfant. Je tiens bien serré dans ma main le cierge allumé, symbole du feu
de l’amour qui brûle en mon âme. »
Il a 7 ans et comme il ne supporte
pas la terreur que le maître fait régner dans l’école du village, sa mère a
l’idée de le confier à l’abbé Joseph Nha, curé de Huu Bang, qui accueille des
jeunes vietnamiens à son presbytère. Les jeunes aident le curé dans son
quotidien, s’initient plus profondément à la vie religieuse tout en poursuivant
leurs études. Van passera là 5 années fort sombres de sa vie : frappé, humilié,
violenté par le surveillant et quelques catéchistes du presbytère. Il souffre en
silence, ne tirant sa force que de sa prière, notamment sa prière à Marie : «
Toutes les grâces que Dieu m’a accordées sont passées par ses mains maternelles.
De plus, tous les bons sentiments et les belles pensées que j’ai fait monter
vers le ciel, c’est encore Elle qui les a fait naître doucement dans mon cœur…
Le cœur de Marie est vraiment un livre où s’est inscrit clairement la vie de
chacun de ses enfants. »
Puis Van est admis, début 1942, au petit
séminaire de Lang-Son. Van a 14 ans, il se prépare à devenir prêtre et est
toujours poursuivi par le désir de la Sainteté, mais rejette cette idée comme
une tentation, une ambition orgueilleuse, et demande l’aide de la Sainte Vierge
: « O Mère chérie, je vous supplie de me donner un signe qui me permette de
comprendre si la pensée qui torture mon cœur vient de Dieu ou du Démon »
Celle-ci l’éclaire en l’invitant à lire
« Histoire d’une âme », autobiographie de
Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus. La plus
belle et la plus consolante étape de son itinéraire
spirituel s’ouvre. Il trouve en Sainte Thérèse une
sœur spirituelle qui partage ses désirs : Aimer Dieu de
tout son cœur, de toutes ses forces avec la simplicité,
l’audace et la confiance d’un enfant : « J’ai
compris que Dieu est Amour et que l’Amour s’accommode de toutes les formes de
l’amour. Je puis donc me sanctifier au moyen de mes petites actions… Un sourire,
une parole, un regard, pourvu que tout soit fait par amour. » Sainte Thérèse
l’accompagne dans son quotidien au Séminaire. Il l’entend parler et a de longs
colloques avec elle. C’est elle qui lui révèle, à l’automne 1942, qu’il ne sera
pas prêtre, mais que Dieu le veut religieux, « Apôtre caché de l’Amour.
»
En juin 1943, alors que la guerre rend la vie difficile au Séminaire
(froid, faim, mauvaise hygiène), Van lutte pour obtenir pour lui et ses
congénères des conditions de vie décentes. Son attitude n’est pas tolérée, Van
est chassé du Séminaire.
En août 1943, répondant à la révélation de
Sainte Thérèse, il demande à entrer chez les Rédemptoristes. Après avoir essuyé
plusieurs refus, du fait de sa mauvaise santé, il est finalement admis comme
postulant frère, le 17 octobre 1944. Il devient Frère Marcel Van. Il est
maintenant dans sa vocation, celle que Dieu a choisi pour lui : « M’étant mis
à l’école du Rédempteur, mon seul désir était de mener une vie semblable à la
Sienne […] Seule cette ressemblance est capable de satisfaire l’amour et de
créer l’unité. » Van cherche à se modeler sur Jésus, mais aussi à le
découvrir en ses frères : « C’est merveilleux, Jésus répartit ses vertus sur
plusieurs. Aussi, il ne faut pas se contenter de lire l’Evangile pour apprendre
le secret de la sainteté ; il faut encore savoir lire les Evangiles vivants que
Dieu a placé autour de nous et que sont nos frères ! »
Sur fond de
guérilla entre la France et les Viet Minh communistes, Van prend l’habit des
Rédemptoristes le 8 septembre 1945. On le nomme Frère Marcel. Pendant son année
de noviciat, Frère Marcel va vivre des dialogues intimes avec le Seigneur : «
Van un seul regard de ta faiblesse suffit à charmer Mon Amour et
à attirer Mon Cœur jusqu’à toi. Laisse
à Mon Cœur toute liberté de se manifester à
toi. » « Je t’ai choisi pour être la
mère des âmes ; or c’est à force de
souffrances que la mère parvient à faire de ses enfants
des personnes de valeur. » A la demande
du Père Antonio Boucher qui avait sa tutelle, il commence à mettre par écrit les
grâces reçues depuis son enfance.
Le 8 septembre 1946, Van prononce ses
premiers vœux. Il est envoyé en février 1950 dans le monastère de Saïgon, puis
celui de Dalat où il prononce ses vœux perpétuels. Il retournera selon le désir
de Dieu, à Hanoï en 1954. Les Viet Minh communistes tiennent le Nord du Vietnam
et Frère Van vivra là en résidence surveillée avec trois autres pères jusqu’à
son arrestation en 1955. Il est déporté dans des camps. Malgré la faiblesse
physique et la peine morale, il y mène une vie tournée vers les autres : « En
dehors des heures de travail obligatoire, je dois continuellement accueillir les
gens qui viennent les uns après les autres chercher du réconfort auprès de moi…
Je suis heureux, car durant ces mois de détention, ma vie spirituelle n’a subi
aucun préjudice, et Dieu lui-même m’a fait savoir que j’accomplis ici sa volonté
»
Jugé irrécupérable, Van est mis à l’isolement dans un cachot. Fin
juin1959, atteint de tuberculose et de béribéri, il est sorti de son cachot et
placé dans une salle commune où il agonisera jusqu’au 10 juillet. Il meurt à 31
ans et 4 mois entouré de catholiques : « En donnant mon cœur à Jésus, Jésus
me laisse la liberté d’embrasser en mon cœur toutes les personnes, toutes les
âmes que j’aime. Je ne veux pas vivre seul dans l’amour de Jésus ; mon seul
désir c’est que beaucoup d’autres âmes mènent la même vie que moi, afin que
l’Amour infini de Jésus soit satisfait »
Pour aller plus loin,
je pourrais…
- Contempler l’Amour de Van pour Dieu, la simplicité
avec laquelle il s’adresse à Dieu, à Marie et à Sainte Thérèse.
-
Contempler combien cette proximité, entretenue par la prière, les longs
colloques, lui permet d’accepter le projet de Dieu pour lui et d’y trouver la
plénitude du sens de sa vie. Voir comment cela l’a rendu disponible aux
autres.
- Sentir à quoi la découverte de la vie de Frère Van m’invite
dans ma propre vie… Prière, Simplicité dans ma relation à Dieu, Ouverture aux
autres, Dépassement de souffrances, Confiance...
Bibliographie extraite de :
Magnificat, avril-mai 2000
Vol XXXV, N°s 4-5, Ed. Magnificat
« L’amour me connaît - Ecrits spirituels de
Marcel Van », Ed. Fayard Le Sarment

Né le 8 mai 1786 à Dardilly,
près de Lyon, dans une famille de cultivateurs, Jean-Marie Vianney connaît une
enfance marquée par la ferveur et l'amour de ses parents. Le contexte de
Deux ans plus tard, il fait sa
première communion dans une grange, lors d'une messe clandestine, célébrée par
un prêtre réfractaire. A 17 ans, il choisit de répondre à l'appel de Dieu : « Je voudrais gagner des âmes au Bon Dieu
», dira-t-il à sa mère, Marie Béluze. Mais son père s'oppose pendant deux ans à
ce projet, car les bras manquent à la maison paternelle.
Il commence à 20 ans à se
préparer au sacerdoce auprès de l'abbé Balley, Curé d'Écully. Les difficultés
vont le grandir : il navigue de découragement en espérance, va en pèlerinage à
En 1818, il est envoyé à Ars.
Là, il réveille la foi de ses paroissiens par ses prédications mais surtout par
sa prière et sa manière de vivre. Il se sent pauvre devant la mission à
accomplir, mais il se laisse saisir par la miséricorde de Dieu. Il restaure et
embellit son église, fonde un orphelinat : "
Très rapidement, sa réputation de confesseur lui attire de nombreux pèlerins venant chercher auprès de lui le pardon de Dieu et la paix du cœur. Assailli par bien des épreuves et des combats, il garde son cœur enraciné dans l'amour de Dieu et de ses frères ; son unique souci est le salut des âmes.
Ses catéchismes et ses homélies parlent surtout de la bonté et de la miséricorde de Dieu.
Prêtre se consumant d'amour devant le Saint-Sacrement, tout donné à Dieu, à ses paroissiens et aux pèlerins, il meurt le 4 août 1859, après s'être livré jusqu'au bout de l'Amour.
Sa pauvreté n'était pas feinte. Il savait qu'il mourrait un jour comme "prisonnier du confessionnal". Il avait par trois fois tenté de s'enfuir de sa paroisse, se croyant indigne de la mission de Curé, et pensant qu'il était plus un écran à la bonté de Dieu qu'un vecteur de cet Amour. La dernière fois, ce fut moins de six ans avant sa mort. Il fut rattrapé au milieu de la nuit par ses paroissiens qui avaient fait sonner le tocsin. Il regagna alors son église et se mit à confesser, dès une heure du matin. Il dira le lendemain : « j'ai fait l'enfant ».
Lors de ses obsèques, la foule comptait plus de mille personnes, dont
l'évêque et tous les prêtres du diocèse, venu entourer celui qui était déjà
leur modèle.
Béatifié le 8 janvier 1905, il est déclaré
la même année, “patron des prêtres
de France”. Canonisé en 1925 par Pie XI (la même
année que sainte Thérèse de
l'Enfant-Jésus), il sera proclamé en 1929 “patron
de tous les Curés de
l'univers”.
Le Pape Jean-Paul II est venu à Ars en 1986.
Aujourd'hui Ars accueille 450000 pèlerins par an et le Sanctuaire propose différentes activités. Un séminaire a été ouvert en 1986, qui forme les futurs prêtres à l'école de "Monsieur Vianney". Car, Là où les saints passent, Dieu passe avec eux !

- mon petit, pourrais-tu m'indiquer la route d'Ars ?
statue rappelant la rencontre avec le
berger
Eglise - basilique d'Ars
-Tu m'as montré le chemin d'ars, je te montrerai le chemin du ciel...

« Ce n'est pas le pécheur qui revient à Dieu pour lui demander pardon, mais c'est Dieu qui court après le pécheur et qui le fait revenir à lui. »
« Plus on prie, plus on veut prier. »
« Quand le prêtre donne l’absolution, il ne faut penser qu’à une chose ; c’est que le sang du bon Dieu coule sur notre âme pour la laver, la purifier et la rendre aussi belle qu’elle était après le baptême. »
« Il n’y a rien de si grand que l’Eucharistie. »
« La communion fait à l’âme comme un coup de soufflet à un feu qui commence à s’éteindre, mais où il y a encore beaucoup de braises ! »
« Il est là celui qui nous aime tant ! pourquoi ne l’aimerions-nous pas ? »
« L’homme est un pauvre qui a besoin de tout demander à Dieu. »
« Oh ! que le prêtre est quelque chose de grand ! »
« Le Sacerdoce, c’est l’amour du cœur de Jésus. »
« Laissez une paroisse vingt ans sans prêtre : on y adorera les bêtes. »
« Le moyen le plus sûr de connaître la volonté de Dieu, c’est de prier notre bonne Mère. »
« Lorsque nos mains ont
touché des aromates, elles embaument tout ce qu’elles touchent. Faisons passer
nos prières par les mains de


Padre Pio de
Pietrelcina, naquit le 25 mai 1887 à Pietrelcina,. Il fut baptisé le lendemain
et reçut le nom de François. À 12 ans, il fit sa Confirmation et sa première
communion.
À 16 ans, le 6
janvier 1903, il entra au noviciat de l'Ordre des Frères Mineurs Capucins à
Morcone, où, le 22 du même mois, il revêtit l'habit franciscain et prit le nom
de Frère Pio. et, le 27 janvier 1907, les vœux solennels.
Enflammé de l'amour de Dieu et de l'amour du prochain, Padre Pio vécut pleinement sa vocation particulièrement dans sa mission spéciale, dans le sacrement de la réconciliation et la célébration de l'Eucharistie.

Des milliers de personnes sont
allés le rencontrer dans son couvent de Saint Giovani pour se confesser et
assister
Il s'appliqua à soulager les souffrances et les
misères de nombreuses familles, principalement par la fondation de la «Casa
Sollievo » un hopital.
Pour Padre Pio la foi était la vie: il voulait
tout et faisait tout à la lumière de la foi. Il passait la journée et une
grande partie de la nuit en dialogue avec Dieu.. Face à l'admiration que lui
portait beaucoup de monde, il répétait: «Je veux être seulement un pauvre frère
qui prie».
. «Sœur la mort»
le frappa, alors qu'il était préparé et serein, le 23 septembre 1968, à l'âge
de 81 ans. Ses obsèques furent célébrées en présence d'une foule tout à fait
extraordinaire..
Le 2 mai 1999,
place Saint-Pierre, Jean-Paul II, de par son autorité apostolique, déclara
Bienheureux Pio de Pietrelcina et
établit la date du 23 septembre pour sa fête.
.Il a été proclamé saint le 16 juin 2002.
LES CONFESSIONS AVEC PADRE PIO

PAROLES DE PADRE PIO
La prière... est la clef qui ouvre le coeur de Dieu.
Celui qui ne médite pas - disait-il un jour - m'a tout l'air d'un homme qui ne se regarderait pas dans la glace avant de sortir, peu soucieux de sa tenue, et paraîtrait en négligé, sans le savoir.
L'homme, dit le Padre, est tellement orgueilleux que lorsqu'il est heureux et puissant, il se croit l'égal de Dieu. Mais, dans le malheur, abandonné à lui-même, il se souvient de l'existence de I'Etre suprême.
Témoignages :
Un négociant de
Gênes arrive après cinquante-deux heures de voyage. Il est porteur d'une
lettre pour le Padre. Celui-ci le dévisage. "Depuis quand ne t'es-tu pas
confessé ?"
- Depuis l'âge de sept ans.
- Quand cesseras-tu de mener cette
vie abominable ?
Il se sent démasqué. Padre Pio le confesse. Il savoure sa
joie. "Moi, un athée, je n'ose analyser la lumière foudroyante qui illumina mon
esprit."
__________
Maria avait son petit garçon épileptique. Conduit près du Padre, il mourut dans la voiture qui le conduisit à San Giovanni. On poursuivit le voyage et porta le petit cadavre au Père. Celui-ci caressa le visage de l'enfant et dit : "Francesco, réveille-toi." Le petit ouvrit les yeux. Ce miracle eut lieu en 1942.
Hopital à San Giovanni
Soulagement de
la souffrance
Le Padre Pio a créé la "Maison du Soulagement de la
Souffrance à San Giovanni." C'est le plus vaste hôpital d'Europe. Projet auquel
participa Pie XII.
Le maire italo-américain de New York, qui doit beaucoup aux prières du Padre, envoya une grosse somme, ce qui donna l'impulsion décisive à la construction de l'hôpital.
Le besoin des plus pauvres fit donc réaliser la "Casa Sollievo della Sofferenza", un hôpital très moderne où l’on y soigne l’âme et le corps.
Cette construction dans le pays perdu des Pouilles permettait à la fois de servir les plus pauvres et d'utiliser les offrandes des fidèles. L'inauguration de l'hôpital eut lieu le 5 mai 1956.
Depuis, les
travaux d’agrandissement continuent sans cesse et de nouveaux services sont
créés, telle, la formation des cadres pour les hopitaux en Italie. Une grande
exploitation agricole fournit la nourriture saine pour tout ce monde.


A Dijon, en 1881, naissait Elisabeth Catez. Elle a
un tempérament vif. Elle aime la vie : voyages, concerts, amitiés, service de
l’Eglise. Elle est sensible à la beauté ; éveillée tôt à la musique, elle
obtient un 1er prix de piano au conservatoire de sa ville.. Elle est aussi
irrésistiblement attirée par Dieu. « Je Le sens si vivant en mon âme. Je n’ai
qu’à me recueillir pour le trouver au-dedans de moi, et c’est cela qui fait
tout mon bonheur.
Elle entre au carmel de Dijon
A 21 ans elle entre au Carmel de Dijon. Depuis son
couvent, elle écrit de nombreuses lettes à sa famille et ses amis. Elle garde
le souci du monde et de l’Eglise : « Mon âme aime s’unir à la vôtre dans une
même prière, pour l’Eglise, pour le diocèse ».
« Je vais à
A 25 ans elle est atteinte d’une maladie incurable.
Elle meurt le 9 novembre 1906, après 9 mois d’agonie. On entend ses dernières
paroles intelligibles : « Je vais à
« Que l’on est heureux quand on vit dans l’intimité avec le bon Dieu, quand on fait de sa vie un cœur à cœur, un échange d’amour.»
« Ah, si tu Le connaissais un peu, la prière ne t’ennuierait plus, il me semble que c’est un repos, un délassement : on vient tout simplement à Celui qu’on aime, on se tient près de Lui comme un petit enfant dans les bras de sa mère et on laisse aller son cœur
«Aimez toujours la prière… et quand je dis la prière, ce n’est pas tant s’imposer quantité de prières vocales à réciter chaque jour, mais c’est cette élévation de l’âme vers Dieu à travers toute chose qui nous établit avec sa Sainte Trinité en une sorte de communion continuelle, tout simplement en faisant tout sous son regard ».
Elisabeth de
Elisabeth de
A cette
occasion, le pape déclare : « Voilà une jeune chrétienne au cœur extrêmement
ardent, qui peut parler aux jeunes et à tous les chercheurs d’absolu » …
Qu’elle aide beaucoup d’hommes et de femmes dans la vie laïque ou consacrée, à
recevoir et à partager les flots de charité qu’elle recueillait à
Sa grande
et célèbre prière à
Elle nous laisse enfin une grande et belle prière à
"O mon Dieu, Trinité que j’adore, Aidez-moi à m’oublier entièrement
pour m’établir en Vous, immobile et paisible comme si déjà mon âme était dans
l’éternité.
Que rien ne puisse troubler ma paix, ni me faire sortir de Vous, ô mon immuable, mais que chaque minute m’emporte plus loin dans la profondeur de votre Mystère...

Aujourd’hui, plus que jamais,
il n’y a que les saints qui pourront régénérer le monde, travailler utilement à
la conversion des pécheurs et à la gloire de Dieu …
Oh ! que les saints
faisaient de belles choses sur la terre ; comme ils étaient agréables à
Dieu et utiles au prochain. Les saints sont la gloire de Dieu sur la
terre ; ils sont l’expression vivante de la divinité ici-bas ; ils
sont la joie des anges te le bonheur des hommes.
Un saint, c’est un homme qui
est uni à Dieu, qui ne fait qu’un avec lui, qui demande à Dieu, qui parle
à Dieu et qui Dieu obéit. C’est un homme qui a tous les pouvoirs de Dieu en sa
main, c’est un homme qui remue l’univers quand il est bien uni au Maître qui
gouverne toutes choses.
Les saints sont les hommes le
plus puissants de la terre ; ils attirent tout à eux, parce qu’ils ont la
charité, la lumière de Dieu, la fécondité de l’Esprit Saint. Ils ont la
richesse de Dieu qu’ils distribuent à tous les hommes ; ce sont les
économes du bon Dieu sur la terre.
Et il faut, mes chers enfants,
que vous deveniez des saints ; il faut que vous deveniez des lumières pour
conduire les hommes dans le bon chemin, du feu pour réchauffer les froids et
les glacés, des images vivantes de Dieu sur la terre pour servir de modèles à
tous les chrétiens.
O mes chers enfants, travaillez à devenir des saints. On ne le devient pas tout de suite ; il faut y travailler longtemps et dès le commencement de la vie ; c’est une grande tâche à remplir, un but bien élevé à atteindre ; mais il faut y arriver pour devenir de bons prêtres. Un prêtre qui n’est pas un saint fait peu de bien parmi les âmes et il faut, vous surtout, le devenir.
_____________________
Lettre à ses séminaristes, 1872, citée dans Antoine Chevrier, Ecrits spirituels, choisis et présentés par Y. Musset, Le Cerf, Paris, 2005, pp. 123-124.
SAINTE BERNADETTE
18 février

Voyante de Lourdes, et Religieuse
à Nevers
(+1879)
Fille aînée d’une famille de meunier que l’arrivée des moulins à vapeur jettera
dans une extrême pauvreté, Bernadette SOUBIROUS est accueillie en janvier 1858 à
l’Hospice de Lourdes dirigé par les Sœurs de la Charité de Nevers, pour y
apprendre à lire et à écrire afin de préparer sa première communion.
En
février 1858, alors qu’elle ramassait du bois avec deux autres petites filles,
la Vierge Marie lui apparaît au creux du rocher de Massabielle, près de Lourdes.
Dix huit Apparitions auront ainsi lieu entre février et juillet
1858. Le 24 férier, elle dit à Bernadette : "Allez dire
aux prêtres de bâtir ici une chapelle et qu'on y viennene
en procession". Ce n'est qu'à la seizième apparition, le
25 mars, que la Dame lui révèle : "Je suis
l'Immaculée Conception".
Chargée de transmettre le message de la Vierge Marie, et non de le faire croire,
Bernadette résistera aux accusations multiples de ses contemporains.
En
juillet 1866, voulant réaliser son désir de vie religieuse, elle entre chez les
Sœurs de la Charité de Nevers à Saint-Gildard, Maison-Mère de la Congrégation.
Elle y mène une vie humble et cachée. Bien que de plus en plus malade, elle
remplit avec amour les tâches qui lui sont confiées.
Dieu permit que les humiliations ne lui manqua pas de la
part des supérieures.
Elle eut aussi beaucoup à souffrir des crises d'asthme qui déchiraient sa poitrine. On lui confia successivement les charges d'infirmière et de sacristine. Bientôt, elle n'eut plus qu'un état, celui de victime: victime de pureté, elle avouait ne pas connaître le péché; victime d'humilité, elle se regardait comme "un balai qu'on met dans un coin".
Il fallait l'entendre dire: "Marie est si belle que, quand on L'a vue une fois, on voudrait mourir pour La revoir." Ce bonheur lui arriva le 16 avril 1879. Toute sa vie de religieuse, comme celle de Voyante abonde en traits pleins de charme et d'édification.
Elle meurt le 16 avril
1879.
Elle est béatifiée le 14 juin 1925 puis canonisée le 8 décembre 1933.
Son corps retrouvé intact, repose depuis 1925, dans une châsse en verre dans la
Chapelle.
Chaque année, venant du monde entier, des milliers de pèlerins et
de visiteurs, se rendent à Nevers pour accueillir le message de Bernadadette.
Le nom de Bernadette, l'humble et douce privilégiée de

maison natale de
Bernadette
Bernadette à l'époque des apparitions
la grotte en 1858
Bernadette religieuse
son corps intact repose dans une chasse en verre
dans la chapelle à Nevers


Née Agnès Gonxha Bojaxhiu le 27 août 1910 à Skopje, capitale de
• Entre dans l'ordre des Sœurs de Notre-Dame-de-Lorette en
1928, où elle prend le nom de Teresa, un an avant de se rendre enseigner à
Calcutta.
•
Quitte son ordre en 1947 pour s'installer dans les bidonvilles de Calcutta,
afin de fonder une école et soigner les pauvres, suivant ainsi un « appel
de Jésus-Christ ».
•
Fonde l'ordre des Missionnaires de
•
Lauréate du prix Nobel de la paix en 1979.
•
Lauréate de la médaille de
•
Meurt d'une défaillance cardiaque le 5 septembre 1997, six mois après avoir
abandonné ses fonctions à la tête des Sœurs de
• Béatifiée par le pape Jean-Paul II le 19 octobre 2003.
Agnès
Gonxha Bojaxhiu a vu le jour le 27 août 1910 à Skopje. Elle est la cadette des
trois enfants d'un entrepreneur albanais, Nikola Bojaxhiu, marié à une femme
très pratiquante, Drane. La mort soudaine de son père quand Agnès a huit ans
laisse sa famille dans une condition financière difficile. Surnommée
« Gonxha » (la fleur), elle s'intéresse dès l'âge de 12 ans à l'idée
de devenir missionnaire.
À 18 ans, alors sœur catholique
albanaise, elle décide de joindre les rangs des Sœurs de Notre-Dame-de-Lorette,
un ordre religieux irlandais. Malgré l'opposition de quelques membres de sa
famille, elle part en novembre 1928 pour Dublin afin de commencer sa mission.
Après une année de noviciat, elle prend le nom de Marie Teresa (la petite),
d'après sainte Thérèse de Lisieux, et est envoyée à Calcutta, en Inde, pour
enseigner la géographie au riche couvent de Sainte-Marie. Elle y sera
directrice pendant 17 ans.
Elle prononce ses vœux définitifs
en 1937, et devient mère Teresa. Mais elle supporte mal de travailler pour les
jeunes Indiens riches au milieu de tant de misère. Lors d'un voyage en train en
1946, alors qu'elle se rend dans la ville himalayenne de Darjeeling pour
soigner une tuberculose présumée, elle dit avoir reçu « un appel spécial
de Jésus-Christ ». Il lui aurait ordonné « de tout quitter pour Le
suivre dans les bidonvilles et servir les plus pauvres parmi les
pauvres ».
Teresa reprend le train pour Calcutta et demande à la mère supérieure de son couvent la permission de quitter l'ordre pour rejoindre les sans-abri. Malgré l'opposition de l'archevêque de Calcutta, Mgr Ferdinand Periers, le pape Pie XII donne son autorisation, deux ans plus tard, en avril 1948.
le mouroir à Calcuta
les pauvres dans les rues de Calcuta
D'institutrice
à infirmière
La religieuse, naturalisée Indienne, quitte alors son costume de sœur pour adopter le célèbre sari bleu et blanc indien. Sa nouvelle vie commence dans le quartier de Moti Jihil, où elle enseigne à des enfants de familles trop pauvres pour aller à l'école. Mère Teresa anime ses classes dans la rue, utilisant la boue des caniveaux comme tableau noir : elle y trace avec un bâton les problèmes mathématiques et les caractères de l'alphabet bengali.
Entre-temps, Teresa passe d'enseignante pour les pauvres à infirmière. En 1949, un incident dans la rue — la rencontre d'une femme blessée agonisant sur un trottoir, les pieds rongés par les rats — incite mère Teresa à entreprendre l'une des tâches pour lesquelles elle a été le plus admirée : les soins aux mourants.
Elle s'occupe de l'agonisante jusqu'à sa mort. Bouleversée par cette histoire, mère Teresa demande à la municipalité de lui confier un bâtiment où elle pourrait prendre soin de ceux qui sont trop pauvres pour payer un lit d'hôpital. La Ville de Calcutta lui donne un ancien hôtel, utilisé par des pèlerins hindous pour visiter un temple à proximité. Elle y ouvre Nirmal Hriday (Cœur pur), un établissement où elle accueille des mourants.
En 4 décennies, plus de 30 000 personnes y mourront. Pour mère Teresa, assurer « une fin digne » à ceux qui ont « vécu comme des bêtes » est un devoir essentiel, une victoire sur la mort.
Accusée par des groupes hindous de forcer les agonisants à se convertir au christianisme, mère Teresa fait taire les critiques en recueillant un vieux prêtre hindouiste jusqu'à son décès. Désormais acceptée, elle ouvre des cliniques dans tout le pays avec l'appui du gouvernement. Elle fonde aussi l'orphelinat Sishu Bhavan, où plusieurs centaines d'enfants sont hébergés en permanence avant d'être, dans de nombreux cas, adoptés par des couples étrangers. 
Au début des années 60, mère Teresa commence à envoyer ses sœurs dans d'autres régions de l'Inde, puis elle crée des fondations à Rome et en Tanzanie. Dès 1980, et au cours des années 90, elle ouvre des maisons dans presque tous les pays communistes, y compris dans l'ex-Union soviétique, en Albanie et à Cuba.
Mère Teresa fonde aussi les Frères missionnaires de la Charité en 1963, la branche contemplative des sœurs en 1976, les Frères contemplatifs en 1979, et les Pères missionnaires de la Charité en 1984. Elle forme aussi les Coopérateurs de mère Teresa et les Coopérateurs malades et souffrants, réservés aux personnes de fois et de nationalités différentes.
En mars 1997, mère Teresa bénit la nouvelle supérieure générale des Missionnaires de la Charité, sœur Nirmala, récemment élue. La religieuse de 64 ans est une hindoue convertie au catholicisme.
L'année de la mort de mère Teresa, les Missionnaires de la Charité comptent 650 centres, dont 169 en Inde, répartis dans 123 pays, aussi bien à Beyrouth, en Arménie et en Albanie qu'à New York. Ils sont tenus par 4000 sœurs et volontaires.

Le 19 octobre, au lendemain du 25e anniversaire de son Pontificat, le pape Jean-Paul II a prononcé la béatification de mère Teresa de Calcutta. Il a proclamé « bienheureuse » cette religieuse albanaise qui a dédié sa vie aux pauvres et aux mourants avec une foi simple, mais profonde.

son tombeau à Calcuta, lieu de recueillement

PAROLES DE MERE TERESA
«La vie
est un combat Accepte-le.» «La vie
est une richesse Conserve-la.» «La vie
est beauté Admire-la.» «La vie est un défi, fais-lui
face.»
Beaucoup de gens perdent goût à la vie et au travail, ils se
sentent mécontents et vides, simplement parce qu'ils ont délaissé la
prière.
«Ce qui compte ce n'est pas ce que l'on donne, mais l'amour avec lequel on donne.»
«Que pouvez-vous faire pour promouvoir la paix
dans le monde ? Rentrer chez vous et aimer votre famille !»
«La plus
grande souffrance est de se sentir seul, sans amour, abandonné de tous.» Le
manque d’amour est la plus grande pauvreté.»
«C'est en revêtant le Christ que l'on peut le plus apporter de charité aux autres.»
Textes de Mère Teresa
sur l'avortement
Le plus grand destructeur de la paix aujourd'hui
est le crime commis contre l'innocent enfant à naître.
Si
une mère peut tuer son enfant, dans son propre sein, qu'est-ce qui nous empêche,
à vous et à moi, de nous entre-tuer les uns les autres ? "