LES SAINTS présentés aux rencontres "Prière et Partage"  ( par Clothilde)

 

               
            
                   Les Saints Archanges         

              (29 Septembre)

Le mot archange vient du grec ἀρχάγγελος / arkhángelos composé de ἀρχι- / du grec "arkhè" qui veut dire à la fois "commandement" et "commencement" (c'est, en quelque sorte la "tête") et de ἄγγελος / ángelos « messager ».

Les archanges sont une catégorie d'anges. Ils constituent l'un des neuf chœurs des anges. Dans la hiérarchie des anges, les archanges forment le second niveau, juste au-dessus des anges eux-mêmes (comme l'indique le préfixe arch qui signifie supérieur).

Les trois principaux archanges

Les archanges connus par leurs noms sont :

Cependant Gabriel et Raphaël ne sont pas mentionnés dans la Bible comme étant archanges. Seul Michel porte ce titre. Selon la signification du terme « le plus puissant, le premier », il y en avait sept au début dont quatre furent bannis. Ce sont les seuls êtres au monde à avoir une relation toute particulière avec Dieu. En guise de rétribution pour leur attitude face à la rébellion de Lucifer, ils sont autorisés à agir sans la permission de Dieu. Ce sont les seuls à avoir ce pouvoir.

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Saint Vincent de Paul
     
(27 Septembre)

Vincent de Paul exerça auprès des galériens - dont il était aumônier - des enfants trouvés et des paysans ignorants.

Vincent de Paul est à Ranguines, petit hameau de la paroisse de Pouy près de Dax dans les Landes, le 24 avril 1581, dans une famille modeste de paysans.

Vincent était le troisième de six enfants, quatre garçons et deux filles. Il participe d'abord à la garde du troupeau familial. Il fait ensuite de bonnes études élémentaires au collège des Cordeliers de Dax.

En 1597 il rejoint l'Université de Toulouse pour étudier la théologie pendant sept ans et est ordonné prêtre en 1600, à Château-l'Evêque, près de Périgueux.

En 1605, alors qu'il se rendait à Narbonne en navire depuis Marseille, il aurait été capturé par des pirates tunisiens. Il s'agit là d'un passage de sa vie un peu mystérieux et quelquefois mis en doute...

Après cet épisode, il passera quelques temps à Rome, pour revenir en France vers 1608 avec dans sa valise de bonnes recommandations du saint siège.

Il rencontrera alors le roi Henri IV et fera partie de sa cours pendant deux ans, devenant même l'aumônier de la reine Margot. Après ce court passage, il resta proche de Paris en officiant à Clichy.

Une puissante famille, parmi les plus fortunés de France, les "de Gondi", lui demande alors de devenir percepteur. Vincent de Paul accepte. Madame de Gondi le prend pour directeur de conscience et précepteur de ses enfants. Toute cette famille s'adonne à de nombreuses bonnes œuvres, visite les malades, et fait des aumônes.

Madame de Gondi a joué un rôle décisif dans l’expansion de la marée caritative que Vincent a déchaînée. Entraînée par la ferveur contagieuse de son aumônier, elle prenait une part active dans les missions de ce dernier, et non seulement par ses aumônes, mais aussi par ses interventions personnelles, que ce soit en visitant et consolant les malades, en pacifiant les discordes, en réglant les querelles, ou par le soutien que, de par son autorité, elle apportait à Vincent et à ses compagnons dans toutes leurs initiatives.

Il tisse des liens très forts avec cette famille qui le soutiendra ensuite toute sa vie dans sa croisade contre la pauvreté et l'exclusion

C'est en 1617, à 36 ans, que bascule sa vie. Il traverse alors une grave crise spirituelle et morale et vit dans le désenchantement. Deux événements vont le bousculer et, redonner sens à sa vie.

Appelé au chevet d'un homme très pauvre qui se meurt pour une ultime confession, il est bouleversé par cette expérience.
Il renonce à ses richesses personnelles et adopte une attitude d'humilité qu'il conservera toute sa vie.
Il prend conscience de l'extrême dénuement dans lequel vit une grande partie de la population du pays. Mais il comprend également que l'aide qu'il veut apporter se doit d'être organisée pour être efficace à grande échelle.

Cette même année, il s'occupera d'une nouvelle paroisse très défavorisée aux alentours de Lyon et créera sa première Confrérie de la Charité. (1617)
Deux années plus tard, nommé aumônier des galères, il apporte son écoute et son aide à ces pauvres bougres traités des pires façons et à peine considérés comme des êtres humains.
En 1625, il fonde dans la chapelle Saint Lazare à Paris la Congrégation de la Mission, dont le but est de réevangéliser les campagnes. Les prêtres adhérant sont appelés "Lazaristes"

Il continue inlassablement ses efforts et fonde deux nouvelles confréries : la compagnie des Filles de la Charité et celle des Dames de la Charité. Avec ces différentes organisations, il s'occupe de tous les exclus de la société : enfants des rues, malades, condamnés, enfants abandonnés...
Il donne de sa personne et il est souvent aux premiers postes pour distribuer la nourriture, écouter et réconforter. En 1639, il est sur les champs de bataille de Lorraine pour organiser et porter secours aux blessés et mourants.
En même temps, Vincent de Paul à conservé ses contacts à la cour du roi, qui lui permettent de financer ses actions. Il fut d'ailleurs le confesseur du roi Louis XIII lors de ses derniers instants.
Cette proximité avec les hauts dirigeants du pays lui permet de plaider la cause de la paix auprès des puissants, notamment Richelieu, Mazarin,...

Malgré son âge, il continue son action et s'emploie à minimiser les conséquences des guerres qui ravagent la France. Il interviendra en Picardie, en Champagne,... et créera des Fondations l'étranger : Alger, Madagascar, Pologne,...

Il crée également la Fondation de l'Hôpital du Saint Nom de Jésus à Paris en 1654.

Saint Vincent, "Monsieur Vincent" comme l'appelaient ses contemporains, soulignant ainsi sa gentillesse et son humilité, meurt le 27 septembre 1660 à Paris. On lui fit des funérailles exceptionnelles. Toutes les œuvres qu'il avait créées étaient représentées, Les princes se mêlaient aux pauvres dans la foule venue honorer le bienfaiteur que l'on vénéra comme un saint.

Il fut béatifié par Benoît XII le 12 août 1729 et canonisé par Clément XII le 17 juin 1737. Actuellement son corps est exposé dans la Chapelle des Lazaristes, 95, rue de Sèvres, à Paris-VIe
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                                                                                                            Sainte Thérèse d'Avila   (1515-1582)     

                                                                                                                                                          (15 octobre)

« Que rien ne te trouble
Que rien ne t’épouvante
Tout passe
Dieu ne change pas
La patience triomphe de tout
Celui qui possède Dieu
Ne manque de rien
Dieu seul suffit ! »

Sainte Thérèse naquit en Espagne, de parents nobles et chrétiens. Dès l'âge le plus tendre, un fait révéla ce qu'elle devait être un jour. Parmi ses frères, il y en avait un qu'elle aimait plus que les autres; ils se réunissaient pour lire ensemble la Vie des Saints: "Quoi! lui dit-elle, les martyrs verront Dieu toujours, toujours! Allons, mon frère, chez les cruels Maures, et soyons martyrs aussi, nous pour aller au Ciel." Et, joignant les actes aux paroles, elle emmenait son petit frère Rodrigue; ils avaient fait une demi-lieue, quand on les ramena au foyer paternel.

Elle avait dès lors une grande dévotion à la Sainte Vierge. Chaque jour elle récitait le Rosaire. Ayant perdu sa mère, à l'âge de douze ans, elle alla se jeter en pleurant aux pieds d'une statue de Marie et La supplia de l'accepter pour Sa fille, promettant de La regarder toujours comme sa Mère.

Cependant sa ferveur eut un moment d'arrêt. De vaines lectures, la société d'une jeune parente mondaine, refroidirent son âme sans toutefois que le péché mortel la ternît jamais. Mais ce relâchement fut court, et, une vive lumière divine inondant son âme, elle résolut de quitter le monde. A 20ans elle entre au monastère de l’Incarnation d’Avila. Elle en éprouva un grand déchirement de cœur; mais Dieu, pour l'encourager, lui montra un jour la place qu'elle eût occupée en enfer, si elle s'était attachée au monde. Elle y prend le nom de Thérèse de Jésus et découvre dans la prière silencieuse (oraison) le lieu de l’amitié et de l’intimité avec le Christ.

Dieu, voulant faire de Thérèse le type le plus accompli peut-être de l'union d'une âme avec l'Époux céleste, employa vingt ans à la purifier par toutes sortes d'épreuves terribles: maladies, sécheresses spirituelles, incapacité dans l'oraison. Jésus-Christ, qui ne voulait pas la moindre tache en elle, ne lui laissait aucun repos, et exigeait d'elle le sacrifice même de certaines amitiés très innocentes. "Désormais, lui dit-Il à la fin de cette période d'expiation, Je ne veux plus que tu converses avec les hommes!" A ces mots, elle se sentit tout à coup établie en Dieu de manière à ne plus avoir d'autre volonté, d'autre goût, d'autre amour que ceux de Dieu même et à ne plus aimer aucune créature que pour Dieu, comme Dieu et selon Dieu.

Elle devint la réformatrice de l'Ordre du Carmel, et travailla tant au salut des âmes, que, d'après une révélation, elle convertit plus d'âmes dans la retraite de son couvent, que saint François Xavier dans ses missions.

Un séraphin vint un jour la percer du dard enflammé de l'amour divin: Jésus la prit pour épouse. Ses révélations, ses écrits, ses miracles, ses œuvres, ses vertus, tout est à la même hauteur sublime.

Elle nous a laissé une œuvre écrite prodigieuse pour nous aider à marcher et à travailler au service de l’évangile, bonne nouvelle de l’amour de Dieu pour tous.

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                                                                                                           Saint  Ignace d'Antioche
                                                                                                                                                                                       (17 octobre)

  Ignace d'Antioche ou saint Ignace, né vers 35 d'origine syrienne, mort probablement en 107 ou 113, fut le troisième évêque d'Antioche, après saint Pierre et Evode, à qui Ignace a succédé vers 68.

  Ignace, se donnait aussi le nom de « Théophore » (c'est-à-dire, qui « porte Dieu » en lui).

  Il était un familier des premiers disciples du Sauveur, disciple lui-même de saint Jean, l’Apôtre bien-aimé et de Pierre.

  Plusieurs de ses lettres nous sont parvenues. On le considère en général comme l'un des Pères apostoliques (les premiers des Pères de l'Église). Il fut un grand évêque, un homme d’une rare sainteté ; mais sa gloire est surtout son martyre.

Ignace a été arrêté par les autorités et Conduit devant l’empereur Trajan, il subit un long interrogatoire :

"C’est donc toi, vilain démon, qui insultes nos dieux ?
— Nul autre que vous n’a jamais appelé Théophore un mauvais démon.
— Qu’entends-tu par ce mot Théophore ?
— Celui qui porte Jésus-Christ dans son coeur.
— Crois-tu donc que nous ne portons pas nos dieux dans notre coeur ?
— Vos dieux ! Ce ne sont que des démons ; il n’y a qu’un Dieu Créateur, un Jésus-Christ, Fils de Dieu, dont le règne est éternel.
— Sacrifie aux dieux, je te ferai pontife de Jupiter et père du Sénat.
— Tes honneurs ne sont rien pour un prêtre du Christ."

Trajan, irrité, le fait conduire en prison. "Quel honneur pour moi, Seigneur, s’écrie le martyr, d’être mis dans les fers pour l’amour de Vous !" et il présente ses mains aux chaînes en les baisant à genoux.

L’interrogatoire du lendemain se termina par ces belles paroles d’Ignace : "Je ne sacrifierai point ; je ne crains ni les tourments, ni la mort, parce que j’ai hâte d’aller à Dieu."

Condamné aux bêtes, il fut conduit d’Antioche à Rome par Smyrne, Troade, Ostie. Son passage fut partout un triomphe ; il fit couler partout des larmes de douleur et d’admiration :

"Je vais à la mort avec joie, pouvait-il dire. Laissez-moi servir de pâture aux lions et aux ours. Je suis le froment de Dieu ; il faut que je sois moulu sous leurs dents pour devenir un pain digne de Jésus-Christ. Rien ne me touche, tout m’est indifférent, hors l’espérance de posséder mon Dieu. Que le feu me réduise en cendres, que j’expire sur le gibet d’une mort infâme ; que sous la dent des tigres furieux et des lions affamés tout mon corps soit broyé ; que les démons se réunissent pour épuiser sur moi leur rage : je souffrirai tout avec joie, pourvu que je jouisse de Jésus-Christ."

Saint Ignace, dévoré par un lion, répéta le nom de Jésus jusqu’au dernier soupir. Il ne resta de son corps que quelques os qui furent transportés à Antioche.

On espérait ainsi faire un exemple afin de freiner l'expansion du christianisme. Au contraire, il rencontra et encouragea de nombreux chrétiens sur son chemin et il écrivit des lettres aux Éphésiens, aux Magnésiens, Tralliens, Philadelphiens, Smyrniens, et aux Romains, de même que la lettre à Polycarpe, qui selon la tradition était évêque de Smyrne et un disciple de Saint Jean l'Évangéliste.

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