LES SAINTS présentés aux rencontres "Prière et Partage"  ( Manon)

 

             

          Saint  Urbain  V    fêté le 19 Décembre

 Originaire de Lozère, Abbé de Saint Victor (Marseille) et bénédictin, il mènera, comme Innocent VI, une vie d'austérité.
 Son nom d'origine est Guillaume Grimoard et il est élu pape dans des conditions hors du commun: en effet, suite à deux élections insuffisantes au sein du Sacré Collège en 1362 (ensemble des cardinaux capable d'être élus pape), la candidature de l'Abbé Marseillais (qui n'était pas membre du Collège) est proposée et soutenue par un cardinal membre du Collège. Ainsi élu, Guillaume Grimoard  fut d'abord consacré évêque car il était simplement prêtre, puis couronné pape le 6 Novembre 1362. 

Urbain V s'attache à libérer la Provence des Grandes Compagnies et parvient à les envoyer se battre en Espagne, mais doit acquitter à leur chef Bertrand du Guesclin une somme considérable. Les Grandes Compagnies étaient des troupes d'aventuriers qui, financées par les princes en temps de guerre, vivaient de pillage et de rançons en temps de paix ou de trêve.            A l'époque de la papauté d'Avignon, c'est lui qui entreprit les premières démarches pour ramener la papauté à Rome. Malgré l'insistance du Roi de France, il quitte la ville le 30 avril 1367, confiant le gouvernement de la ville et du comtat à Philippe Cabassole

. Il arrive à Rome le 16 octobre 1367. Mais la reprise des hostilités entre la France et l'Angleterre et le climat d'insécurité qui règne en Italie l'incitent à retourner à Avignon pour y négocier le retour à la paix. Ainsi, il débarque à Marseille le 16 septembre 1370, mais décède à Avignon le 19 décembre. Ce sera le seul pape d'Avignon béatifié (en 1870).

    

             
                               Saint Charles Borromée         fêté le 4 Novembre

 

Carlo Borromeo est né en 1538 en Lombardie, Italie. Fils cadet d'une noble famille italienne, il avait tout pour se laisser entraîner dans une vie facile et fastueuse.
À l'âge de 12 ans, il reçut la tonsure, et le bénéfice de l'abbaye bénédictine d'Arona, laissée vacante par son oncle: son revenu annuel était de 52.000 écus, équivalent à 150 kilos d'or!  Il fit ses études à Milan puis à Pavie. Quand son père mourut en 1558, il dut prendre en main les affaires de sa famille. L'année suivante, son oncle maternel fut élu pape à la mort de Paul IV. En 1561, il fut promu cardinal . Charles n'a alors que 22 ans.

Il collabore efficacement à la reprise du Concile de Trente, convoqué par Paul III en 1542 et interrompu depuis huit ans. Charles est attaché à la réforme de tous les abus qui s'étaient introduits dans l'Eglise.
Dès lors il accomplit par vocation ce qu'il réalisait par devoir. Devenu archevêque de Milan, il crée des séminaires pour la formation des prêtres. Il prend soin des pauvres alors qu'il vit lui-même pauvrement. Il soigne lui-même les pestiférés quand la peste ravage Milan en 1576. Il demande à tous les religieux de se convertir en infirmiers. Malgré le poids des années, il n'arrête pas de se donner jusqu'à l'épuisement.
"Pour éclairer, la chandelle doit se consumer, " dit-il à ceux qui lui prêchent le repos.

Saint Charles meurt à 46 ans et est canonisé onze ans après.

 

           

                              Saint Daniel    fêté le 17 Décembre

 Daniel est le dernier des 4 grands prophètes de l'Ancien Testament.

Daniel signifie Jugement divin ou Dieu m'a jugé.

Selon le récit biblique, Daniel n'est qu'un adolescent lorsqu'il est déporté à Babylone, cependant il est peu ou pas représenté sous la forme enfantine, il apparaît souvent comme un homme adulte ou mûr. Par sa sagesse, il gagne la confiance de Nabuchodonosor : il devient fonctionnaire de cour et interprète les songes du roi.

Sa réputation lui permet de continuer son activité après la prise de Babylone par les Mèdes et les Perses en -539 avant JC. Le roi mède Darius apprécie ce conseiller perspicace mais des ennemis le font tomber en disgrâce et le monarque est contraint de le jeter en pâture aux lions. Fidèle à sa foi, il écarte miraculeusement le supplice et se voit gracié.

Il sauve l'honneur de Suzanne, accusée injustement d'adultère par deux vieillards qui n'ont pas réussi à la séduire

Il achève son service de prophète à Babylone car il est sans doute âgé de près de 100 ans quand l'édit de Cyrus en 538 avant l'ère chrétienne permet de retour d'exil.

Le Livre de Daniel redonna au peuple élu 2 siècles après sa mort, opprimé par la persécution sous les rois Séleucides, au IIIe siècle avant le Christ, l’espérance de la venue du règne de Dieu tout-puissant et du Fils de l’homme, dont la domination sera éternelle.

 Son tombeau est vénéré à Suse en Iran (Élam ou Khouzistan).

 

               

                            Saint François d'Assise    fêté le 4 Octobre

François est issu d'une riche famille marchande d'Assise, en Ombrie, né en 1182. À sa naissance, sa mère le fait baptiser sous le nom de Giovanni (Jean). De retour de son voyage en France où il a fait de très bonnes affaires et en hommage à ce pays, son père, Pietro Bernardone, lui donne le nom de Francesco, qu’il gardera et par lequel il sera universellement connu.

Il vit comme tous les jeunes de son âge et de son époque diverses expériences : les fêtes, les escapades et même la guerre durant laquelle il est fait prisonnier et souffre de maladie. Durant sa convalescence, il ressent une insatisfaction profonde face à la vie. Il cherche, il regarde autour de lui mais il reste sans réponse...
 En 1205, François a 23 ans et lors d'une prière devant le crucifix de la chapelle de San Damiano il entend une voix lui demandant de « réparer son Église en ruine ». Prenant l'ordre au pied de la lettre, il se rend à la ville voisine de Foligno y vendre des marchandises du commerce de son père pour pouvoir restaurer la vieille chapelle délabrée.

 Furieux des excentricités de son fils, Pietro Bernardone exige qu'il lui rende des comptes et le porte en justice. Lors de son audition sur la place d'Assise, au printemps 1206, François rend alors l'argent qui lui reste, ainsi que ses vêtements et se retrouvant nu, il dit à son père et à la foule rassemblée : « Jusqu'ici je t'ai appelé père sur la terre ; désormais je peux dire : Notre Père qui êtes aux cieux, puisque c'est à Lui que j'ai confié mon trésor et donné ma foi ». L'évêque d'Assise le prend alors sous sa protection.
 Décidé à vivre dans l'amour et à célébrer toute la création, François est envoyé à Gubbio où sa présence est marquée par le miracle du loup apprivoisé. Il rend visite aux lépreux et très vite François est rejoint par d'autres hommes souhaitant vivre de leur foi auprès des plus pauvres. C'est la naissance des Franciscains.

  En 1212 il accueille Claire Offreduccio (Claire d'Assise) parmi les siens et fonde avec elle l'ordre des Pauvres dames dite plus tard Clarisses en référence à leur sainte patronne.

 Lors d'une retraite au monastère de La Verna, François reçoit les stigmates. Dès lors, il est souvent malade et en proie à des crises d'angoisses. Il se réfugie dans une hutte près de la chapelle San Damiano, où il avait commencé son itinéraire spirituel et où vit la communauté des sœurs pauvres initiée par Claire d'Assise. Au terme de sa vie, il rédige ce qu'on appelle le "Cantique du frère Soleil" qui est l'aboutissement de ses enseignements sur le respect et l'amour que tous les humains doivent porter envers toutes les créatures de Dieu. Il rejoint ainsi les préoccupations de ceux et celles qui se soucient de la défense de la nature, des animaux et de l'environnement. C'est d'ailleurs pourquoi, en 1979, il est proclamé "patron des écologistes".

François meurt en 1226 et est canonisé en 1228.

 

               
           
                                  Saint Luc         fêté le 18 Octobre

 

Luc est né à Antioche. On ignore s'il était païen ou juif non croyant. Il exerçait la profession de médecin. Cet homme cultivé connaissait la langue grecque. Il se présente comme écrivain, soucieux de vérité historique.  

 

Sa conversion fit suite à sa rencontre avec Paul de Tarse dont il devint le principal disciple. Il accompagna Paul lors de son deuxième voyage missionnaire aux environs de l'an 49 et ils évangélisèrent dans la Grèce Antique de l'Empire Romain après la mort et la résurrection du Christ. Ils ne se quitterons pas jusqu'à la mort de Paul en 67 à Rome.

 

Luc est l'auteur d'un Evangile et du livre des Actes des Apôtres qui suit les quatre Evangiles dans le Nouveau Testament.  Il distingue clairement le temps de Jésus et celui des débuts de l’Église et est le seul évangéliste qui apporte des précisions sur l'enfance de Jésus. De plus, on trouve dans son évangile plusieurs termes médicaux concernant les malades qui s'adressent à Jesus. Enfin, il retient plus que les autres évangélistes tout ce qui marque la bonté du Sauveur: l'enfant prodigue, le bon Samaritain, la brebis perdue, la prostituée qui s'en va pardonnée, le bon larron. Dante dira de lui «Il est le scribe de la miséricorde du Christ».

   

Luc fut également peintre et iconographe de la Vierge Marie. On lui attribue notamment la réalisation de deux icones de la Vierge Noire, désormais en Italie et en Pologne.

 Le taureau est le symbole de l'évangéliste saint Luc dans la tradition chrétienne pragmatiquement car son évangile commence par le sacrifice d'un taureau. Mais cette association entre Saint Luc et le taureau est très forte symboliquement aussi:

 La première raison consiste dans ce trait biologique propre aux bovins : ils ruminent. Comme eux, Saint Luc a longtemps "ruminé" et médité les enseignements du Christ afin de les comprendre le mieux possible et pouvoir donner une grande harmonie à ses textes

Le taureau, dans l'imaginaire humain de tous les temps, représente également la puissance de travail. Le travail d'écrivain que saint Luc a accompli révèle sa capacité de réaliser une grande oeuvre fort exigeante. Quand on sait que l'écrivain antique met trois minutes à écrire une syllabe sur une feuille rude de papyrus (contre une seconde à notre époque), on évalue ce que représentent les 24 chapitres de l'évangile et les 28 chapitres des Actes des Apôtres.

 Apres la mort de Paul, Saint Luc quitta Rome et continua à évangéliser dans l'Empire Romain. Il est mort en 84 en Grèce.

                       
                                                                                                         Saint Martin de Tours        fêté le 11 Novembre

 Les Eglises d'Orient l'appellent aussi "saint Martin le Miséricordieux". Il est né en Pannonie, l'actuelle Hongrie, au 4e siècle, sur les frontières de l'empire romain où son père était en garnison. Dès 10 ans, il veut se convertir au christianisme et se sent appelé au service du Christ.

A 15 ans, il est soldat car la loi romaine obligeait les fils de soldats à s'enrôler dans l'armée. Il est muté en Gaule et c'est là, qu'à Amiens, il rencontre le pauvre grelottant à qui il donne la moitié de son manteau. Chaque nouvelle recrue de l'armée Romaine recevait un don de l'empereur ou du sénat, correspondant à la moitié de son équipement l'autre partie était payée par les deniers personnels. Martin n'a donné que la partie du manteau qui lui appartenait. L'autre partie était propriété de l'état romain. Il apprend durant la nuit que c'est le Christ qui lui a fait cette demande. Martin se décide enfin à devenir chrétien et à l’âge de 18 ans, il reçoit le baptême et refuse désormais de combattre. Pour prouver qu’il n’est pas un lâche et qu’il croit à la providence et à la protection divine, il propose de servir de bouclier humain. Il est enchaîné et exposé à l’ennemi mais, pour une raison inexpliquée, les Barbares demandent la paix[14].

Martin quitte l'armée et devient un disciple de l'évêque de Poitiers, Saint Hilaire. Son statut d’ancien homme de guerre l'empêche de devenir prêtre : aussi refuse-t-il la fonction de diacre que lui propose l’évêque. Avec lui, il fonde le premier monastère des Gaules, à Ligugé, en Poitou: l'abbaye de Ligugé, petit ermitage où Martin accomplira ses premiers miracles.

En 370 à Tours, l’évêque Lidoire en place vient de mourir ; les habitants veulent choisir Martin mais celui-ci s’est choisi une autre voie et n’aspire pas à l'épiscopat. Les habitants l’enlèvent donc et le proclament évêque le 4 juillet 371 sans son consentement[25] ; Martin se soumet en pensant qu’il s’agit là sans aucun doute de la volonté divine. Il évangélisera parcourant les campagnes jusqu'à sa mort, à Candes, sur les bords de Loire, en disant cette parole: "Seigneur, s'il le faut, garde-moi en vie, car je ne refuse pas le labeur."

Saint-Martin est le patron des personnes démunies, des mendiants, des cavaliers, des aubergistes, des hôteliers, des anciens alcooliques, des soldats, des tailleurs, des viticulteurs et de nombreuses villes et régions d’Europe et d’Asie. Il est invoqué pour lutter contre la pauvreté et pour être délivré d’une dépendance à l’alcool.

 

             
                                  Saint Nicolas           fêté le 6 décembre

Evêque de la ville de Myra, située en Asie Mineure (Turquie actuelle),
C'est l'un des saints le plus souvent représenté dans l'iconographie religieuse : sur les vitraux des églises, dans les tableaux, en statue, sur les taques de cheminée, les images d'Epinal, etc... Ses légendes offraient aux imagiers une riche matière.

Saint Nicolas, saint patron et protecteur des petits enfants et de la Lorraine est fêté tous les 6 décembre, surtout dans l'est de la France et dans le nord ainsi que dans de nombreux pays d'Europe.
La légende du Père Noel  a été crée à partir du personnage de Saint Nicolas. C'est en quelque sorte l'ancêtre du Père Noel.

SAINTE ALIX

Alix Le Clerc (née le 2 février 1576 à Remiremont et morte le 9 janvier 1622 à Nancy) est une religieuse lorraine (Mère Thérèse de Jésus, béatifiée en 1947 par Pie XII.


Enfance et vocation

La bienheureuse Alix Le Clerc est née le 2 février 1576 à Remiremont. Son père, Jean, seigneur de Roville-aux-Chênes dont la famille avait été anoblie par le duc Antoine de Lorraine le 1er mars 1512[1] avait épousé Anne Sagay, descendante d'une ancienne famille d'Épinal, et Alix sera leur seule enfant.

C'était une belle jeune fille, elle était riche et passait sa jeunesse dans la joie et l'insouciance, aimant danser et se divertir. Toutefois, après une maladie grave, de pieuses lectures qui l'amenèrent à réfléchir sur la futilité de sa vie[2].

C'est à cette époque que, pour raisons de santé, son père dut partir pour le village d' Hymont. Alix en fut paradoxalement réjouie. Elle dira plus tard :

« Ceci me réjouit, de me retirer du monde qui m'ennuyait sans en savoir la cause »

Toutefois, elle continua à vivre une vie de plaisir tout en découvrant petit à petit à quoi elle se sentait destinée réellement.

Ce ne fut toutefois qu'après une vision de la Vierge Marie, durant la grand Messe dans l'église Notre Dame, qu'elle prit conscience de sa vocation.

Immédiatement, elle changea de vie, s'habilla d'une robe de paysanne, et refusa tout loisir, se consacrant exclusivement à la prière et aux mortifications, malgré l'étonnement et les quolibets de son entourage.

C'est alors que Pierre Fourier fut nommé curé de Mattaincourt, le 1er juin 1597 et devint son confesseur et son directeur spirituel.

C'est elle qui eut l'idée de fonder une « Maison nouvelle de filles pour y pratiquer tout le bien qu'on pourrait ». Son confesseur, auquel elle s'était confiée, essaya d'abord de tempérer son enthousiasme, avant de se rendre à ses raisons et de lui donner l'autorisation de prendre avec elle quelques compagnes, leur donnant l'ordre de s'occuper des pauvres de la région.

Le père d'Alix, souffrant des moqueries de son entourage quant au comportement de sa fille, l'envoya d'autorité dans un couvent, à Ormes, tandis que, deux nobles dames, Madame d'Apremont, et la baronne de Fresnel offraient d'accueillir à Poussay, lieu d'un chapitre de Dames Nobles, la petite communauté, emportant ainsi l'assentiment de Jean Le Clerc.

C'est ainsi qu'Alix et ses compagnes s'installèrent, à l'ombre du Chapitre de Poussay, auxquelles elles n'étaient toute fois pas rattachées, et ouvrirent leur première école destinée à l'éducation des filles à l'automne 1598.

Cette première fondation d'un établissement scolaire destiné aux petites filles ne sera pas oublié longtemps après par son célèbre compatriote vosgien, Jules Ferry, quand celui-ci évoquera « la naissance de l'instruction primaire en Lorraine, constituant l'acte de naissance de l'enseignement des filles en France »

 

                 

                         Saint Rémi         fêté le 15 janvier


 Issu d'une grande famille gallo-romaine de la région de Laon, Rémi est né au 5eme sècle, dans le Nord de la France. Il avait pour mère sainte Céline.       

 Il est tellement estimé pour ses multiples qualités, qu’à vingt-deux ans seulement, en 459, il est élu, par le clergé et les fidèles de Reims, comme leur évêque.

  Dans cette Gaule où l’empire romain s’écroule, l’évêque devient un gouverneur religieux mais aussi civil, bénéficiant d'une grande autorité. C’est ainsi que Remi peut réclamer la restitution d’objets sacrés   volés par les barbares francs, après la victoire de Clovis, à Soissons, vers 486.

 Son activité missionnaire s'étend jusqu'à la Belgique. Il fonde plusieurs diocèses, crée tout un réseau d'assistance pour les pauvres et joue un rôle de médiateur auprès des Barbares.

Quand le chef franc Clovis prend le pouvoir, saint Rémi lui envoie un message "Soulage tes concitoyens, secours les affligés, protège les veuves, nourris les orphelins."
La reine sainte Clotilde, tout naturellement, se tournera vers saint Rémi et vers un autre évêque contemporain, saint Vaast, pour acheminer le roi vers la foi. Après le baptême de ce dernier en ...... 489, trois mille guerriers francs auraient été aussi baptisés.
 St Rémi restera, jusqu'à sa mort, l'un des conseillers écoutés du roi et sera l'un des artisans, en Gaule, du retour à la vérité catholique des Burgondes et des Wisigoths, deux populations contaminées par l'arianisme, religion dans laquelle Jésus Christ est un être crée par Dieu, inférieur à Lui mais supérieur aux hommes.

 Rémi reste évêque de Reims pendant environ 74 ans et meurt à l'âge de 96 ans en l'an 533.

 C'est en souvenir du baptême de Clovis que les rois de France seront presque tous baptisés à Reims.

 

            

                                                                               Sainte Catherine  d'Alexandrie    fêtée le 25 Novembre

 Sainte Catherine d’Alexandrie, fille du roi de Cilicie, naquit au 4eme siècle dans une famille noble. Elle perdit son père jeune.
Un ermite convertit la mère de Catherine, quant à la jeune fille elle se défendit plus longtemps appuyant son paganisme sur des raisons humaines. Puis, après une vision de Vierge Marie, elle demanda le baptême. Dès qu’elle l’eut reçu, Jésus lui apparut et elle le prit comme fiancé. Les artistes ont représenté ce mariage mystique en montrant Sainte Catherine avec l’enfant Jésus qui lui passe l’anneau au doigt.

 Jeune, elle acquiert une connaissance tant des sciences, de l’art que de la poésie et de la philosophie.

 L'empereur de Rome, Maximien, venu à Alexandrie, y présidait une grande fête païenne. La jeune fille qui n'a alors que 18 ans, saisit cette occasion pour tenter de l'amener à se convertir au christianisme, mais cela ne fit que soulever sa colère. Elle lui montre la vanité des idoles : « Pourquoi veux-tu perdre toute cette foule par l’erreur des idoles ? Apprends à connaître le Dieu créateur du monde et son fils unique Jésus Christ qui par sa croix a délivré le monde de la géhenne. » Incapable de répondre lui-même aux arguments de la jeune femme, l’empereur convoqua cinquante philosophes pour défendre les dieux païens. Mais préparée par le jeûne et la prière, Catherine fit un discours si profond et si sublime sur la religion de Jésus Christ qu’elle les convertit. Pris de colère, Maximin condamna tous ces philosophes à être brûlés vifs.
Plein d’admiration pour la beauté et les hautes qualités de Catherine, l’empereur demanda sa main mais elle s’y opposa, ayant déjà offert sa vie au Christ. Maximin la martyrisa et l’enferma dans un cachot pendant douze jours où la jeune femme fut nourrie par une colombe envoyée par Jésus Christ qu'elle vit plusieurs fois dans ce cachot.
L’impératrice voulut voir Catherine. En entrant dans le cachot, elle découvrit son visage resplendissant comme le soleil. Catherine lui annonça qu’après ces tourments elle régnerait éternellement. L’impératrice défendit Catherine. Néanmoins, Maximin décida  de lui infliger le supplice de la roue garnie de pointes de fer, machine qui fut brisée et anéantie par la prière de la vierge, en passant sur le corps de Catherine. Fou de rage, l'Empereur ordonna de la décapiter. De sa blessure, jaillit du lait au lieu du sang.
Catherine mourut le 25 novembre 307 dans la cité d’Alexandrie.

Quelques centaines d'années plus tard, des moines d'un monastère construit au pied du Mont Sinaï, découvrirent au sommet d'une montagne voisine le corps intact d'une belle jeune femme qui fut reconnu comme étant celui de sainte Catherine d'Alexandrie déposé là par des anges.

Très souvent, Sainte Catherine et représentée avec une auréole tricolore: blanche pour sa virginité, verte pour sa connaissance et rouge pour son martyr. La roue cloutée est souvent représentée à côté d'elle pour rappeler son supplice.

                             

                                              Sainte Cécile     fêtée le 22 novembre

 Ste Cécile naquit dans la noble famille pratiquante de Rome des Coecilia. Riche et cultivée, elle était fervente des arts et avait un talent tout particulier pour la musique. Très jeune, elle voua sa vie à Dieu et fit vœu de virginité.

 Contre son gré, son père la maria à un jeune païen nommé Valérien. Au soir du mariage lorsque les jeunes époux se retrouvèrent dans leur chambre, Cécile dit à son mari qu'un ange veillait sur elle et que s'il la poussait à rompre son vœu de chasteté,  cet ange le détesterai mais que sinon, il l'aimerait autant qu'il l'aimait elle. Valérien voulu voir cet ange mais elle lui expliqua qu'il devait croire en Dieu et être baptisé pour pouvoir le voir. Valérien accepta Cécile comme épouse et promit de respecter son vœu sans revendiquer les droits issus du mariage. Il restait très impressionné par la piété et l'état de grâce de sa femme. Avec l'aide du pape St Urbain, Cécile réussit à convertir son mari au christianisme et à le faire baptiser.

 Les deux jeunes époux vécurent dans la chasteté et se dévouèrent aux bonnes œuvres. Cécile chantait les louanges de Dieu avec assiduité et y joignait souvent un instrument de musique.
 Mais les persécutions cruelles des chrétiens, perpétrées par l'empereur Marc-Aurèle auront raison de nombreux chrétiens à l'époque, arrétés et exécuté à  cause de leur ardeur à ensevelir les corps des martyrs chrétiens dans les catacombes à l'extérieur de la ville. Ainsi, son mari fut mis à mort.

 Bravant le danger, Cécile l ensevelit dans les catacombes et décida d'utiliser à l'avenir sa maison pour prêcher la foi. Avec une éloquence sans pareille, Cécile convertit de plus en plus de gens.

 Peu de temps après Valérien , elle fut arrêtée et amenée devant le préfet pour avoir enterré le corps de son mari et n'ayant d'autre choix que la vénération des dieux païens ou la mort, c'est cette dernière quelle choisit.

A la vue de la sainte, le soldat envoyé perdit courage et tremblant frappa à trois reprises, mais en vain. La loi romaine interdisant le quatrième coup, elle fut abandonnée gisant dans son sang. Aussitôt les chrétiens se ruèrent dans la maison et essuyèrent les blessures avec les habits de lin, sans la bouger du sol. Cécile survécut trois jours pendant lesquels elle n'avait de cesse à prêcher sa foi et d'encourager les pauvres. Lorsque St Urbain arriva, elle fit don de sa maison pour y construire une église et légua ses biens aux pauvres. Alors tournant sa face contre terre, Cécile mourut le 22 novembre de l'an 230.

 Elle fut inhumée dans la position exacte où elle expira, avec les doigts étendus, dans les catacombes de St callixte à côté de la crypte des papes avec, à ses pied, les vêtements ayant essuyé ses plaies.

 Après plus de 800 ans, en 1599, son corps était miraculeusement et admirablement bien conservé. Couchée sur le côté droit face contre terre, comme dans un profond sommeil, sa nuque portant encore les traces des coups. Le vert et or de sa robe luxueuse n'avaient pas été altérés par le temps. Des milliers de gens eurent le privilège de la voir dans son cercueil et durant 4 à 5 semaines, elle fut exposée à la vénération mais au contact de l'air son corps se décomposa rapidement.

Jusqu'au moyen-âge, le patron des musiciens était le pape Saint Grégory, mais quand l'académie de musique de Rome fut créée en 1584, elle fut placée sous la protection de Sainte Cécile. Ainsi s'établit sa vénération devenue universelle, comme patronne des musiciens.

                       

                                                                                                Sainte Thérèse d'Avila   fêtée le 15 Octobre

 Thérèse d'Avila est née en Espagne, à Avila, le 28 mars 1515, troisième d'une famille de douze enfants.

Sa jeunesse est partagée entre la prière et la fréquentation de ses nombreux frères et cousins..
Elle perd sa mère à l'âge de 14 ans; elle poursuit ses études au couvent des Augustines

A 20 ans et malgré le désaccord de son père, elle se rend au Carmel de l'Incarnation, monastère non cloîtré, qui suit la "règle mitigée", permettant aux religieuses de sortir et de recevoir des visites. Elle y entre en 1536.

En 1538, gravement malade, elle rentre dans sa famille. Elle reçoit l'extrême onction, une tombe est même creusée, quand elle sort d'un coma de plusieurs jours. Elle retourne au monastère et reste dans un état de souffrance pendant 3 ans. Implorant St Joseph, elle se remet à marcher. Elle a alors 25 ans.

Thérèse est toujours très troublée par l'immense souffrance du Christ et lui demande à plusieurs reprises de la fortifier dans sa propre douleur.

En 1555, elle a diverses visions, dont celles de Jésus.

Un soir d'avril 1560, un ange apparaît à ses côtés et lui transperce le coeur avec un "dard en or".
Après la mort de Ste Thérèse, les médecins confirmeront que le coeur avait bel et bien été atteint.  

Entre 1562 et 1567, Thérèse fonde 17 Carmels féminins.

A partir de 1565, elle vit des expériences de lévitation qu'elle ne peut empêcher, mais demande aux soeurs qui en sont témoins de ne rien dire.

Sentant sa fin proche en septembre 1582, elle désire rentrer à Avila, mais on lui demande de faire un détour à Alba pour l'accouchement de la duchesse d'Albe. Elle perd connaissance, vomit du sang et reste clouée au lit dans le monastère de l'Annonciation de Notre-Dame du Carmel. Elle ne retournera pas à Avila, rendant son dernier soupir.

Neuf mois après sa mort, le cercueil est ouvert, et son corps est trouvé intact. Et comme souvent dans ces cas là, il est découpé en morceaux; ceux-ci sont envoyés dans toute l'Espagne, Lisbonne et Rome. Le coeur, en particulier, est toujours exposé dans l'église des Carmélites d'Alba de Tormès.
Un chirurgien en a fait une description détaillée, insistant sur une déchirure: "elle est longue, étroite et profonde, et pénètre la substance même de l'organe, ainsi que les ventricules. La forme de cette ouverture laisse deviner qu'elle a été faite avec un art consommé, par un instrument long, dur et très aigu; et c'est seulement à l'intérieur de cette ouverture que l'on peut reconnaître des indices de l'action du feu ou d'un commencement de combustion...".
Cela confirme la description que Thérèse a faite de sa rencontre avec "l'ange": "Je voyais donc l'Ange qui tenait dans la main un long dard en or, dont l'extrémité en fer portait, je crois, un peu de feu. Il me semble qu'il le plongeait au travers de mon coeur et l'enfonçait jusqu'aux entrailles [...] La douleur était si vive qu'elle me faisait pousser des gémissements dont j'ai parlé [...] Ce n'est pas une souffrance corporelle [...] C'est un échange d'amour suave entre Dieu et l'âme."

 

 Saint François de Sales   fêté le 24 janvier

            François est né en 1567 au château de Sales, à quelques kilomètres d'Annecy. (Son père s'appelait François et  sa mère Françoise ^^ ) Il est baptisé le 28 août en l’église paroissiale de Thorens, où il sera sacré évêque le 14 décembre 1602.

            Originaire de la petite noblesse campagnarde de Savoie, terre alors indépendante, François de Sales a rapidement développé des qualités humaines indéniables lors de ses études d’humanités et de droit à Paris, puis à Padoue.

            Devenu prêtre malgré les réticences de son père, il s’illustra courageusement dans une mission de conversion des protestants dans le Chablais: région du nord de la Savoie et du sud du lac Léman. Comme les protestants refusent d'assister à ses sermons, il les fait imprimer sur des feuilles volantes afin de les distribuer à la population, ce qui à l'époque était une innovation majeure dans la communication. C'est pour cette raison que l'Église romaine fera de lui le saint patron des journalistes et des écrivains.         

            De retour en savoie, François est sacré évèque de Genève.

Il s’absorbe dès lors tout entier dans sa charge pastorale, parcourant inlassablement son vaste diocèse, visitant les paroisses, donnant la confirmation, prêchant et confessant, se préoccupant de la réforme des maisons religieuses. Son zèle et son dévouement font l’admiration de toute la France où on le considère bientôt comme le modèle de la sainteté épiscopale. La direction des âmes demeure au premier plan de ses activités et l’oblige à tenir une abondante correspondance spirituelle.

            Au cours d’un carême prêché à Dijon en 1604, il fait la connaissance d’une jeune veuve, sœur de l’évêque du lieu, Jeanne de Chantal. Il ne tarde pas à reconnaître en elle une âme exceptionnelle, et elle devient sa fille spirituelle d’élection, liée à lui par une affection intime et profonde. C’est grâce à Mme de Chantal qu’il peut réaliser, en juin 1610, l’un de ses vœux les plus ardents en fondant, à Annecy, la Visitation dont elle est la première supérieure: cet ordre féminin contemplatif est conçu pour accueillir même les personnes âgées ou de santé fragile auxquelles les autres ordres sont interdits.

            François avait une passion pour l'écriture et malgré le manque de temps qu'il pouvait y consacrer, il écrit de nombreux ouvrages dont le plus connu reste "Introduction à la vie dévote", écrit en 1608. Saint François y donne un certain nombre d’attitudes concrètes, extérieures et intérieures, qui rendent la perfection à la fois accessible et compatible avec les exigences de la vie ordinaire.

Telle est la sainteté à laquelle tout homme est appelé, une sainteté pour tous, adaptée à la profession, l’histoire et la vocation de chacun : "C’est une erreur, une hérésie, de vouloir bannir la vie dévote de la compagnie des soldats, de la boutique des artisans, de la cour des princes, du ménage des gens mariés…. Où que nous soyons, nous pouvons et devons aspirer à la vie parfaite" ; toute son œuvre comme pasteur et guide spirituel est une éducation à la sainteté, une sainteté qu’on pourrait qualifier de cordiale et ordinaire.

"Nul ne se confie en Dieu qu’il ne retire les fruits de sa confiance."

On a beau dire mais le cœur parle au cœur, la bouche ne parle qu’aux oreilles"

                                                                                                                                  Saint Théophane Vénard     fêté le 2 fevrier

Jean-Théophane Vénard nait, le 21 février 1829, dans le diocèse de Poitiers, au sein d'une famille profondément chrétienne. Il grandit en effet avec ses frères et sœurs sous la vigilance particulière de son père instituteur du village, et acquit un caractère résolu qui allait de pair avec un cœur tendre. Déjà enfant, il lisait avec ardeur les articles des Annales de la Propagation de la Foi, particulièrement ceux des prêtres martyrisés au Tonkin, aujourd'hui région nord du Viet Nam.

Il fut ordonné prêtre en 1852, au sein de la Société des Missions Etrangères de Paris, à un époque où la France était le  pays au monde à envoyer le plus de missionnaires outre-mer et dans les colonies. En septembre 1852, il fut assigné à la mission de la Chine, alors qu' il aurait préféré celle du Tonkin, pays particulièrement dangeureux pour les missionnaires. Lors de son départ son père dira, ému : " J'ai perdu la plus belle fleur de mon rosier ! "

Peu avant, il s' était enrôlé dans la pieuse association de la Sainte Famille qui priait et faisait prier pour les missions. Son fondateur le vénérable Pierre-Bienvenu Noailles remarqua alors que Théophane deviendrait un jour sûrement martyr, tel était en effet le sort de beaucoup de ces jeunes gens, notamment en Extrême-Orient...

Il vécut quinze mois à Hong-Kong chez ses confrères pour se préparer ; mais à cause d'une guerre en Chine fut finalement envoyé à  l'ouest du Tonkin, où les édits royaux frappaient durement les chrétiens. Son vœu intérieur était exaucé. Les chrétiens doivent souvent se cacher dans les grottes ou la forêt. Théophane, de santé fragile, partage leur sort et continue à prêcher. Le chef local ferme les yeux sur sa mission, où il est aidé par des religieuses tonkinoises, les Amantes de la Croix. Il doit souvent confesser ou  distribuer les sacrements de nuit. Il est finalement capturé, lors d'une période de répression plus sévère, le 30 novembre 1860, au bout de huit ans d'apostolat.

Il est enfermé dans une cage de bambou tellement petite que son sang circule à peine, jusqu' au jour de sa mort : Il meurt en martyr, décapité à Hanoï, le 2 février 1862, à l'âge de 31 ans.
Il fut béatifié, en 1909, par saint Pie X, et canonisé en 1988 par Jean-Paul II.

Sainte Thérèse de l' Enfant-Jésus, qui avait épinglé au-dessus de son lit une photographie de Théophane avec celles de la Sainte Vierge et de  ses frères et soeurs décédés, fut une ardente admiratrice de la Foi de Théophane Vénard.  Elle avait lu la correspondance émouvante du jeune prêtre, publiée par le frère de celui-ci, Eusèbe, prêtre lui-aussi. A travers son martyre et sa mission, elle revivait elle-même l'idéal de sa Foi, liée au sacrifice. Elle fut d'ailleurs à cet égard élevée au rang de patronne des missionnaires. Le 6 septembre 1897, on lui apporta sur son lit de malade un reliquaire du martyr, prêté au Carmel de Lisieux par une religieuse de la Congrégation de l' Immaculée-Conception.

 VIDEO saint Théophane : www.dominicains.fr/.../saint_theophane_venard

                            Saint Alexis            fêté le 17 février

 

LEGENDE:

Alexis est né à Rome au 4ème siècle, fils unique de sa mère Aglaïs et son père Euphémien, membre du sénat.

Ils avaient beaucoup de biens et 3.000 esclaves !

Alexis fut marié à une fille très riche et de famille impériale. Mais il n'avait accepté que pour faire plaisir à ses parents. Sentant que ce mariage était une erreur, pendant les festivités de la noce, après avoir laissé à son épouse une bague, il s'enfuit à bord d'un bateau qui partait pour Edesse, en Syrie.

Après 17 ans passé sous le porche de l'église à mendier, méconnaissable aux yeux même des serviteurs de ses parents parcourant le monde pour le trouver,  l'image de la Vierge qui se trouvait dans l'église parla au trésorier du temple lui demandant de pourvoir aux besoins d'Alexis. Celui-ci ne supportant pas les honneurs qu'on lui faisait et l'attention qu'on lui prêta alors, il s'échappa d'Edesse.

Alexis voulait se rendre à Tarse mais une forte tempête dévia le vaisseau et le dirigea vers l'Italie. Suivant une inspiration, il retourna dans la maison de ses parents. Son père ne le reconnut pas mais touché par le mendiant, il lui donna un petit réduit, sous l'escalier, dans lequel il allait vivre.

Les serviteurs de son père lui menaient la vie dure : coups de pieds, injures, arrachage de barbe, lavures d'écuelles sur la tête etc.

Il y resta 17 ans. Soit 34 ans de vie austère.

Dieu lui fit connaître qu'il allait mourir et lui ordonna de mettre par écrit qui il était. Il le fit et Alexis mourut, seul sous son escalier.

Peu après sa mort, passée inaperçue, une voix céleste révéla sa présence au pape Innocent Ier : "cherchez l'homme de Dieu dans la maison d'Euphémien !" 

Le pape se rendit alors chez le père d'Alexis et trouva le mendiant mort sous l’escalier, serrant le manuscrit racontant ses origines.

Découvrant alors l'identité du mendiant qui vivait chez eux depuis presque 20 ans, les parents d'Alexis et son épouse lui offrirent de magnifiques funérailles.

 

Saint Alexis Falconieri, fondateur, en 1239, des servites de Marie, partagés entre la prière et la prédication. Il est l'un des sept marchands florentins qui se détachèrent de leur vie de riches hommes corrompus pour vivre au service de l'Eglise, à l'image de la Mère de Dieu, dans la prière et dans l'apostolat. Ils étaient grands amis, ils avaient tous de trente à trente-cinq ans quand ils se retirèrent, silencieux, se construisant des huttes de bois dans la forêt, s'adonnant à la prière et au travail de leurs mains. A tour de rôle, ils prenaient la besace et se faisaient mendiants pour s'assimiler à la classe la plus pauvre et récolter beaucoup d'humiliations de la part de ceux qui se souvenaient de leurs richesses anciennes. Ils n'avaient jamais songé à fonder un ordre de religieux, mais Rome le leur imposa et ce fut leur dévotion à la Sainte Mère de Dieu qui leur fit donner le nom de "servites" ou " serviteurs de Marie.".


  
                                             Saint Patrick                      fêté le 17 mars


   Patrick est né au 4eme siècle, en Ecosse.

  A 16 ans, Patrick est enlevé par des pirates et emmené en Irlande. Il y restera jusqu'à l'âge de vingt ans, vendu comme esclave à un propriétaire terrien. A cette époque, l'Irlande était une terre de druides.

   Berger et souvent seul, Patrick découvre la foi chrétienne grâce entre autre à quelques apparitions. Il trouve la force et la beauté de la prière et ses journées deviennent vite une prière continuelle.

   Un jour, un ange lui apparaît dans un rêve et lui ordonne de fuir l'Irlande. Il parvient à s'embarquer sur un navire en direction de l'Ecosse. Il y retrouve ses parents et  prend la décision de devenir prêtre.

  Quelques années après, Patrick est ordonné évêque et le Pape Célestin Ier le renvoya en Irlande du Nord, avec pour mission d'Evangéliser le pays.

   Dirigée par les druides, l'opposition à la foi que prêche Patrick est forte. Malgré avoir été arrêté à plusieurs reprises, il parcourt toutes les régions du pays pour former des disciples. Afin de gagner en crédibilité, Patrick désire convertir le roi. Grâce à l'image d'un trèfle, représentant l'union de trois parties qui ne forment qu'un, la Sainte Trinité, Patrick réussit à donner la foi au roi. L’évangélisation de ce dernier constitue une étape majeure dans le travail d’évangélisation de St Patrick et la diffusion de la religion chrétienne prend très vite une dimension nouvelle.

    Pendant 40 ans, Patrick continua à prêcher et convertir toute l‘Irlande, vivant dans la pauvreté et la prière. Il fit beaucoup de miracles, fit construire des églises et des monastère et écrivit son amour pour Dieu.

   Lorsque meurt Patrick, à Armagh, l’Irlande est chrétienne sans avoir compté un seul martyr et les monastères y sont très nombreux.

   Il est nommé patron de l'Irlande et le trèfle restera un symbole national.

                                                                           Sainte Catherine de Suède        fêté le 24 mars

 Catherine est la fille du prince de suède et de Sainte Brigitte, née au 14eme siècle. Son prénom vient du grec « Katharos » qui signifie pur.
 Elle reçu une éducation pieuse dans un monastère et lorsqu'elle atteint l'age de se marier (qui était très jeune à l'époque) son père lui donna comme mari Edgar Lydersson, un noble seigneur suédois, infirme, dont Catherine s'occupera toute sa vie. Puisqu'elle n'avait pas choisi ce mariage, Catherine dans son infinie pureté, convainc son mari de faire vœu de chasteté dans le mariage.
Son père décède quelques années après son mariage et sa mère décide de partir vivre à Rome au service des plus pauvres. Elle sera sujette à de nombreuses apparitions.
Pour le jubilé de 1350, Catherine obtint l'autorisation de son mari pour voyager jusqu'à Rome pour y retrouver sa mère. Peu après son arrivée, elle apprend la mort de son mari, resté en Suède. Catherine décide alors de rester vivre avec sa mère à Rome. Elle a alors 19 ans et sa beauté et son statut de veuve lui font vite subir les tentatives de séduction de jeunes italiens. La protection divine lui permet d'échapper à son enlèvement par l'un d'eux!
 Catherine et sa mère vivent a Rome une vie simple et entièrement donnée aux plus pauvres et à la prière. Elles partent en pèlerinage à Jérusalem et à leur retour à Rome, Brigitte meurt.
 Dévastée, Catherine ramène le corps de sa mère en Suède et devient abbesse du couvent des Brigittines à Vadstena. Elle se rendra encore plusieurs fois à Rome afin d'accélérer la procédure de canonisation de sa mère.
Catherine mourut au couvent en Suède en 1381 vénérée par son peuple à l'égal de sa mère Brigitte. 

          SAINT BENOIT JOSEPH LABRE     fêté le 16 avril

            Au  18eme siècle, aîné d'une famille de quinze enfants d'un laboureur dans le nord de la France, il est accueilli à l'âge de douze ans chez son oncle le curé d'Erin, qui lui donne une éducation visant son entrée au Séminaire. Mais il renonce à la prêtrise, « ayant peur de perdre son âme en sauvant celle des autres ». Il rêve d'être moine pour ne vivre que de Dieu.

             A 19 ans, il se présente dans plusieurs monastères de chartreux mais son jeune âge et sa santé fragile lui valent d'accumuler les refus et ce malgré sa vocation. Finalement, il parvient à rentrer à l'abbaye de Notre Dame des Sept Fons mais il doit vite la quitter car il tombe malade. Il se rend alors à Paray-le-Monial, puis à l'approche de Lyon, à Dardilly, où on lui offre hospitalité à ce vagabond. Car, rejeté de toute part, Benoît-Joseph Labre a finalement choisi une vie de mendiant et de pèlerin, allant de sanctuaires en sanctuaires. Désormais c'est ailleurs qu'il vit, dans l'errance et le pèlerinage perpétuel. Il ne cherche plus à se fixer. Son monastère est la route et Dieu son seul compagnon de prière. Benoît devient alors pèlerin perpétuel, pauvre entre les plus pauvres, allant à pied de sanctuaire en sanctuaire. Il évite les auberges et emprunte les routes peu fréquentées, un chapelet en main, un crucifix sur la poitrine et sur l’épaule un petit sac contenant l’Évangile et le bréviaire. Il dort sous les haies ou dans des granges, parfois sous l’abri d’une église. On lui lance des pierres et il subit de nombreuses remarques, mais finit par atteindre Rome. En sept ans, il parcourt près de 30.000 kilomètres d'un sanctuaire à l'autre, en Espagne, en Suisse, en Allemagne et jusqu'en Pologne, vivant dans le plus extrême dénuement, partageant avec les pauvres, les soupes populaires et les humiliations.

            Le produit de sa mendicité va le plus souvent à d'autres pauvres, ce qui lui vaut une réputation de sainteté. Ainsi le voit-on chanter à tue-tête les litanies de la Sainte Vierge près du soupirail d'une prison et donner aux prisonniers les pièces qu'on lui avait jetées par charité. Au cours d'un pèlerinage à Assise, il devient membre du tiers-ordre de Saint François. Il fait également vœu de ne pas se laver, par mortification. Son errance perpétuelle, plus commune au Moyen Age, âge d'or des grands pèlerinages, est, au 18e siècle, en décalage avec l'époque des Lumières, ce qui ajoute à sa sainteté. Il fait un pèlerinage à Rome, où il arrive en décembre 1770, puis se rend à Saint Jacques de Compostelle en 1773, de nouveau à Rome en 1774, et à Lorette en 1777. Il se fixe à Rome l'année suivante. L’Italie adopte ce « saint Français » vêtu de haillons qui passe des heures en méditation et en prière, ne mendie pas mais accepte ce qu’on lui donne, ne garde que le minimum nécessaire et distribue le reste à de plus pauvres. A Rome il loge avec tant d'autres pauvres dans les ruines du Colisée. Dans les rues, les enfants se moquent de lui. Il les entend et rend grâce à Dieu.

             Il vécut six ans dans les ruines du Colisée, avant de mourir à 35 ans, le 16 avril 1783 (un mercredi saint), au domicile d'un boucher qui l'avait trouvé évanoui sur les marches de l'église Notre Dame des Monts. Dès sa mort connue, les enfants et le peuple de Rome s'en vont par les rues en criant: « Le saint est mort ! ». Les miracles se multiplient sur son tombeau a l'église Notre Dame des Monts. Il est béatifié par Pie IX en 1860 et canonisé par Léon XIII en 1881. Le masque mortuaire du saint est conservé dans l'église d'Amettes, son village natal.

  SAINT ANTOINE DE PADOUE    fêté le 13 juin 

Fernand est né à Lisbonne le 15 août 1195. Fils aîné d'une famille noble, ses parents auraient voulu qu'il devienne magistrat ou évêque. Mais l'enfant, commença très tôt à décevoir leur ambition. Dieu l'attirait et il se laissait attirer par Lui. Il aimait par dessus tout la prière.

A mesure que Fernand grandit, les appréhensions de sa famille se confirment devant cet adolescent qui ne partage pas leurs projets de carrière mondaine mais qui, au contraire, semble les éluder. A l'âge de 15 ans, éclairé par la prière, et après mûre réflexion, il quitte sa belle maison et sa famille pour aller vivre à l'abbaye de Saint-Vincent, près de Lisbonne, parmi les chanoines Réguliers de saint Augustin, auxquels il restera toute sa vie très attaché. Mais le monde qu'il a brusquement abandonné le poursuit jusqu'au couvent. Parents et amis viennent le distraire, le tenter. Ils lui rendent la vie impossible, perturbent la paix de son âme, lui font perdre du temps. Il décide de couper net. Avec l'accord de ses supérieurs, le jeune Fernand abandonne pour toujours sa ville natale pour Coimbra, à l'époque capitale du royaume du Portugal, où s'élève une autre abbaye d'Augustiniens. Il y trouve enfin la tranquillité qui lui permet d'intensifier ses études de théologie jusqu'au jour où, à vingt-cinq ans, il est ordonné prêtre.

C'est le jour ou Fernand entend la nouvelle de cinqs missionnaires franciscains tués en martyrs au Maroc, qu'il commence à aspirer à une nouvelle vie, où la foi ne serait pas enfoncée dans la routine quotidienne mais où elle serait plénitude de l'esprit, un don riche et fécond. Fernand décide de quitter l'ordre des Augustiniens pour se joindre à eux et partir en mission au Maroc où il espérait, lui-aussi, verser son sang pour le Christ. Pour couper définitivement avec le passé, décide de s'appeler Antoine. Quelques mois plus tard, il s'embarque pour l'Afrique.

 La mission au Maroc est une cruelle déception. A peine a t il débarqué qu'il tombe gravement malade: au lieu de prêcher le Christ aux infidèles, il doit rester couché, fiévreux, luttant contre le paludisme. C'est la fin de son généreux rêve d'apostolat et de martyre. Antoine embarque donc pour rentrer dans son pays. Mais une fois de plus, Dieu en décide autrement. Le bateau, poussé par des vents contraires, dérive jusqu'aux côtes de Sicile. Affaibli, abattu, Antoine se rend jusqu'à Assise, et y rencontre Saint François. Celui ci lui redonne la paix et la lumière intérieure qu'il avait perdues. Il est envoyé à un ermitage à Monte Paolo en Italie.

Un jour, pour remplacer le prédicateur absent, on demande à Antoine de prendre la parole et de prêcher: c'est la révélation de son tempérament exceptionnel et de son talent de prédicateur. A partir de ce jour, on l'envoie sur les routes d'Italie et de France annoncer aux chrétiens la bonne nouvelle de l'Évangile. C'est une époque controversée pour la chrétienté qui lutte contre l'hérésie, la décadence morale, l'indifférence, les abus de l'Église... Antoine, armé de sa solide culture théologique et de son infatigable bonté, affrontera toutes sortes de situation, accomplira de nombreux miracles, se dévouera tant au peuple qu'il en négligera sa santé. Antoine meurt d'épuisement le 13 juin 1231, à Padoue, à 36 ans.

 

 

A SUIVRE...